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NOUVELLES 03/11/2011


C'est un lien Médiafire pour télécharger toutes les images de TH que j'ai eu et que je ne veux plus et donc je les donne a qui veut bien les télécharger ^^
 
 
Si vous voulez que je vous prévienne inscrivez vous ICI  
 
Bonjour,
Je tiens a m'excuser de ne plus venir ici, mais ma santé s'est dégradée et ce n'est pas la joie en plus des problémes de tous les jours.
Je ne peux plus comme avant rester des heures devant mon ordi a écrire et c'est frustant.
Certaines suites sont écrites mais comme je ne sais pas quand je pourrais revenir, j'aimerais écrire toute l'histoire en une fois pour la poster.
J'espére sincérement revenir poster des suites.
Merci d'être toujours là
A bientôt
Bisous ^^

Lulu castagnette :
Merci pour tes coms , c'est trés gentil. Ecrire, inventer des histoires ne m'a pas quitter c'est juste que ma santé n'est pas au beau fixe et donc entre le travail (fatiguant),  le quotidien et la maladie je n'arrive plus a venir écrire.
J'espére que prochainement je pourrais finir mes histoires, enfin, l'histoire que tu aimes tant. ^^
Merci pour ton soutien.
Si tu veux que je te réponde donne moi un blog ou je pourrais aller ^^
 

~Présentation ~ 09/06/2008

 
 
 
~Présentation ~
 

 
 
 
Ce blog sera consacré a des FICTIONS, en forme d'OS, TS, et mini fic, de pays et d'époques différentes mais avec un seul thème commun l'amour entre 2 hommes => YAOI ,
avec Bill
~Présentation ~
, Tom
~Présentation ~
, Georg
~Présentation ~
et Gustav
~Présentation ~
.
Dans mes histoires, Bill et Tom ne seront PAS, JAMAIS jumeaux.
Et toutes mes histoires sont YAOI.

J'accepte TOUTES les remarques à partir du moment qu'elles soient construites et constructives.
Si cela ne vous plait pas alors vous avez le choix ne pas lire et de passer a autre chose.
Le postage ne sera pas fixe, je poste quand j'ai le temps ^^



Bienvenue dans le monde fou du YAOI ou tous les fantasmes sont permis ....

 
! Attention peut choquer !
Histoires YAOI ( relation sexuelle entre deux hommes )
Donc homophobes et tout ce qui s'en apparente, veuillez quitter les lieux.
 Merci ^^

 
 

Finie

 
 ..."La lune est ronde, les étoiles brillent en cette nuit calme et reposante de la chaleur étouffante de la journée.
C'est une nuit comme beacoup d'autres, sauf pour deux personnes.
Deux âmes liées...
Deux âmes en pleurs...
Dans l'obscurité, résonne une voix chantant une complainte.
Ce n'est pas la premiére fois que l'on entend cette complainte, dans une langue étrangére,mais cette nuit est partculiére pour ces deux âmes..."

  
..."Quand on prend un train c'est pour aller d'un point A à un point B et en général, on sait ce que l'on trouve a l'arrivée. Je dis en général, car certaines personnes ne savent pas ce qu'elles vont trouver au terminus du train.
Arrêtons nous sur un cas en particulier, celui d'un jeune homme, qui pour l'instant regarde le paysage défiler à grande vitesse.
Il s'appelle Tom Trümper et est âgé de 17 ans. Il est grand, svelte quoique on ait du mal à voir ses formes vu qu'il les cache sous un style rappeur US taille xxxl. Il est coiffé de dreadlocks blond foncées, entourées d'un bandeau et rehaussées d'une casquette.
Il a un visage fin, doux, ses yeux noisette sont durs mais reflètent aussi beaucoup de tristesse ainsi que de l'espoir. Il a un piercing à la lèvre inférieure et ses mains sont rugueuses du au fait qu'il joue de la guitare. C'est sa passion. Quand il en joue, il peut s'évader, rêver d'un ailleurs meilleur.
Mais pourquoi a t il tant besoin d'évasion ?..."
 
..."Tous les jours sur le quai de la gare, je le contemple.
Il y a plein de monde, ça énerve certain, mais pas moi.
Caché par la foule, je peux le contempler sans me faire remarquer.
Il est entouré de ces potes et de poufs. Ils rient, parlent fort, ils s'amusent.
Je le trouve beau avec ses yeux chocolat, pourtant je n'aime pas trop le chocolat mais pour lui, je fais une exception. Son sourire de dragueur, avec son piercing à la lèvre inférieure, ses dreads attachées en queue de cheval, sous un bandeau et une casquette. Ses vêtements trop larges, sa démarche bizarre à cause de ses baggys. J'aime tout en lui même ses défauts..."

 
 
 
~Hermaphrodite
 
Prologue - Un - Deux - Trois - Quatre - Cinq - Fin
 
..."Depuis des millénaires, 4 royaumes s'affrontent pour avoir la suprématie totale sur tous les autres royaumes. De longues guerres furent engagées avec beaucoup de perte mais cela n'est pas si grave vu qu'ils sont immortels.
Ils ne peuvent être tués que par le poison ou la décapitation.
Sur cette terre, il n'y a que des hommes.
Des hommes pouvant se reproduire grâce à un peuple pacifique appelé les Hermaphrodites ou androgynes.
Ils ont un corps d'homme mais ont des organes reproducteurs femelles.
Mais leur espèce a disparu de la terre et Hermatopia est ensevelie sous des ronces et mauvaises herbes.
Plus aucune vie n'y habite...
Pourquoi sont-ils tous morts ?
Furieux, les dieux devant tant de haine et cruauté, châtièrent les hommes.
Puisqu'ils ne savaient pas vivre entre eux sans s'entretuer alors il fallait mieux qu'ils ne se reproduisent plus.
Par une nuit sans étoiles, ni lune, le châtiment arriva.
Une lumière aveuglante entoura les quatre royaumes.
Plus aucun bruit ne se fit entendre.
Tous étaient réveillés aveuglés par la lumière.
Au bout de quelques minutes qui semblèrent durer des heures, la lumière disparut.
La nuit noire réapparut, accompagnée des étoiles et de la lune ronde.
Le silence se brisa quand retenti les cris et les pleurs des hommes découvrant les corps sans vie de leurs aimés et enfants, nés Hermaphrodites.
Car la fureur des dieux était tel qu'au lieu de stériliser les Hermaphrodites, elle les tua tous, même les nouveaux nés.
Et pour que le châtiment soit encore plus intense les dieux firent disparaitre a jamais la fleur noire, seul poison capable de tuer les immortels.
C'est ainsi que les Hermas disparurent a jamais de la terre.
Jusqu'à ce que ..."




 En cours
 
 
 
 
 
Prologue / Chapitre 1/ Chapitre2 / Chapitre 3 / Chapitre 4
 
..."Une imposante voiture noire se gare dans l'allée d'une belle maison du quartier huppé d'Hambourg. Deux silhouettes en sortent et se dirigent vers la porte d'entrée. IL est 3 heures du matin. Maitre Jörg Kaulitz imminent avocat, a du aller récupérer son fils, Tom âgé de 18 ans, au poste de police. Ils ne se parlent pas, ne se regardent pas. A quoi bon, cette scène est courante..."
 
 
 
..."Je me réveille lentement. Etrangement, cette nuit j'ai bien dormi. D'habitude, je me réveille plusieurs fois et fais des cauchemars, mais là rien. J'ai bien dormi.
Je plie et déplie mes mains et remarque que le matelas est plus moelleux que d'habitude. J'appuie dessus et sens une chaleur se diffuser contre ma paume et j'entends le bruit d'une respiration calme. Je remonte ma main et touche une chose non identifiée. On dirait des cheveux. Je touche la matière et constate qu'ils sont durs, comme des tresses. Je n'arrive pas à bouger. Est-ce que j'aurais ramené quelqu'un hier soir ?
Non, impossible. Alors qui est dans mon lit ?
Je prends peur.
Je n'ose pas bouger.
Il bouge en dessous de moi. Je suis allongé sur lui avec une jambe entre ses cuisses qu'il emprisonne. J'ai peur. Je ne connais pas cette personne. Qu'est ce que j'ai fais ? J'ai trompé Tom ? Non ce n'est pas possible.
Hier soir je suis rentré seul.
Mes sens se réveillent et je remarque qu'il a l'odeur de Tom. Une odeur de cigarettes, de son parfum et d'une odeur de pommade. Mon esprit tourne à toute allure. Brusquement, je me relève et constate qu'en effet c'est Tom qui dort dans le lit, en dessous de moi. Mais il n'a plus ses dreadlocks. Des tresses africaines les ont remplacées. Elles sont longues, noires et dégagent son front. Il s'est fait teindre les cheveux ?..."
 
 
 ..."Les deux semaines que je viens de passer ont été chargées. On était en sous-marin pour des affaires de cambriolages en série. La bande a été interpellée et cette affaire est enfin close.
Coup de bol j'ai deux semaines de vacances. Et j'en ai besoin.
Avec Bill c'est compliqué. Je l'ai connu au Lotus il y a 3 mois. On s'est plu, on a dansé puis baisé dans les chiottes de la boite. J'ai voulu qu'on se revoie en dehors, mais il n'a pas voulu. Alors 2 à 3 fois par semaine j'allais dans cette boite pour le voir et baiser avec lui dans les chiottes, la ruelle, ma voiture. On ne l'a jamais fait dans un lit et toujours habillé. J'aimerais tellement qu'on le fasse lentement, dans le calme, dans un lit..."




~Tu m'avais promis... 
..."Quand quelqu'un vous fait une promesse, on a confiance en lui, vu qu'il a promis. Surtout quand on est éperdument amoureux de cette personne.
Quand une maman fait promettre à son enfant de ne pas toucher au délicieux gâteau au chocolat, tout juste  sorti du four et encore chaud et que l'enfant le fait quand même, on trouve cela mignon en le traitant de petit garnement. Les adultes en rigolent en disant que c'est de son âge et tellement adorable.
Mais quand on est adulte, les conséquences d'une promesse bafouée sont plus désastreuses. Surtout quand cet adulte est en couple et dit aimer l'autre adulte.
Comment doit-on réagir ?
Comment JE dois réagir ?
Il m'avait promis... 
Je ne sais pas ce qui a dérapé et fait que je ou nous en sommes là maintenant. Malgré tout j'avais confiance en lui, car il ne m'a jamais menti. Je n'y comprends plus rien.
Il m'avait promis...
Je me souviendrais toujours de ce fameux jour ou tout a basculé..."
 
 
..."D'années en années...
De siècles en siècles...
La terre a subi de nombreux changements. De nouvelles espèces sont nées de la pollution, mais aussi de la recherche.
Le gouvernement étant tellement corrompu que les scientifiques faisaient tout ce qu'ils voulaient et ils ne s'en privaient pas. Ayant les pleins pouvoirs, ils s'amusaient à jouer avec la nature. Le sida n'était rien comparé à ces maladies sexuellement transmissibles. Le sexe était partout.
Les maladies étaient tel qu'on arrivait plus à contenir la propagation. Alors des brigades de la propreté avaient été créées pour attraper et parquer les malades dans des camps où ils mourraient sans soin.  
A cause de tellement d'abus le monde tel que nous l'avons connu n'est plus qu'un souvenir. Certains pays ne sont plus habitables. Le Japon n'existe plus il est noyé sous les eaux. La Russie a des températures avoisinantes les -50C°. L'Afrique est devenue une étendue désertique avec des températures de 50 à 60C°. Les côtes américaines ont été envahies par la mer. Il ne reste plus beaucoup de terre habitable. Et seul les plus forts survivent, les autres meurent. Les pays tel que la France, le Belgique, l'Allemagne, la Pologne, l'Italie... qui composaient l'Europe s'appelle désormais simplement Europe vu que les territoires ont considérablement diminué. Les gangs, la mafia, la corruption est partout. Des trafics d'humains de marchandises diverses et surtout d'armes étaient partout. On pouvait tout acheter et tout vendre. Le chaos régnait en maitre seul les plus forts survivait, les autres mouraient. Les virus, les maladies étaient tels qu'une brigade de la propreté avait été créée pour essayer d'endiguer la propagation. Les malades étaient parqués dans des camps où ils mourraient sans soins..."
  
 
~C'est quoi l'amour ? 
..."C'était toujours pareil avec Tom et Bill savait s'en contenter.
 Malgré leur différence d'âge, Bill a 21 ans et Tom 30. Ils se connaissaient depuis longtemps. Le père de Bill avait soigné Tom plus d'une fois lui retirant des balles et le recousant suite à des altercations. Bill regardait de loin, en admirant Tom. C'était son premier amour et il le resterait.
Pour Bill, Tom était le plus fort, le dominant... 
 ...
_Devient mon amant.
Bill s'étouffe et renverse son eau sur lui. Il tousse et Tom lui tapote le dos. Il essuie les petites larmes au coin des cils et regarde Tom qui lui reste impassible aucune émotion ne contracte son visage.  Bill ne sait comment réagir. Est-ce une plaisanterie ? Mais à la vue de Tom il se dit bien que ce n'en n'est pas une.
_C'est pas comme si tu avais le choix.
Les yeux grands ouverts Bill regarde Tom.
_Par... pardon.
_T'as des dettes que tu dois rembourser alors je te propose un marché. Je rachète des dettes et en échange tu me laisses te baisser... Tom renverse Bill sur le canapé et se place au dessus de lui pendant que ses mains qui étaient sur son torse descendent et englobent ses fesses. Une des mains se fait plus baladeuses et retracent la raie des fesses de Bill a travers le jeans et appuie sur son entrée. Bill se contracte et ferme les yeux. La peur envahi son corps.   Il essaie de se dégager de son emprise mais Tom le bloque par son corps musclé et lui mordille l'oreille. Une des mains de Tom malaxe ses fesses tandis que l'autre caresse son sexe qui commence a durcir. Bill se débat mais Tom lui écarte les cuisses brusquement et se place entre pour lui donner un coup de bassin vigoureux qui fait cambrer Bill en lâchant un petit cri. Tom continue de lui mordiller l'oreille en dérivant doucement vers son cou qu'il mord généreusement. Mais Tom se stoppe. Bill ne se débat plus et au lieu de gémissements ce sont de petits sanglots que Bill exprime. Tom le regarde
 ...
_Arrête. Tu le veux.
_Pas... pas ... Comme... ça. Sanglote Bill.
Enervé Tom se rassoit dans le canapé.
_Putain, tu veux quoi, un diner aux chandelles, des roses, des draps de soie et que je te murmure des mots doux.
Bill continue de sangloter recroqueviller sur le canapé.
_Arrête de chialer, putain. Je t'ai pas violé..."

 
 
~(Je n'ai pas encore de titre)
..."A une époque où les rois régnaient, ou les femmes portaient des longues robes, les jeunes hommes devaient fidélité au roi. Et pour cela ces jeunes hommes devaient aller à l'armée.
Cela aurait pu être le cas du jeune Willem, mais sa famille en décida autrement à son plus grand soulagement.
Willem, que tous appelaient Bill, était un garçon aux traits fins, a l'allure fragile, aux formes plus féminine que masculine.
Il avait perdu son père dans son enfance et ce fut son frère ainé, Paul, qui prit le rôle de chef de famille.
Tous adoraient Bill. Il était si mignon, si gentil. Sa mère l'aimait plus que tout. Elle était consciente que Bill ne survivrait pas à l'armée, il n'était pas comme son frère. Plus sensible, aimant coudre, tricoter, arranger les fleurs, lire de la poésie et aimant les romans chevaleresque le beau chevalier délivrait la jeune damoiselle en péril. Ils s'aimeraient jusqu'à la mort dans une fin ou le baiser dureraient éternellement. C'est ça que Bill aimait..."



 
 
Photos
 
1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9


 
Pour donner vos avis sur mes histoires c'est ici:
 
 

  

La chambre des plaisirs - Prologue 16/06/2008


Pix du dessin animé Aladdin , quand je l'ai vu j'ai su que c'était le palais que je décris ^^


 
~ La chambre des plaisirs ~




Cette histoire se passe, il y a trés longtemps dans un pays d'Orient, bordé de sable où le soleil brûle...
Au milieu de ce désert se dresse une cité prospére où trone un palais blanc et or.
Epoustoufflant par sa stature et sa beauté, il témoigne de la puissance de la cité.
Dans ce palais vit le Sultan entouré de son Vizir, d'hommes de loi, de lettrés, d'artistes, de sages, d'imam, de militaires...
Le Sultan a droit de vie et de mort, il fait et défait les lois... Il est tout puissant, craind et respecté.
Au milieu de cet univers d'homme se trouve un monde à part... Un monde envoûtant, mystérieu fait de volupté, de plaisir, de sensualité... Le HAREM



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


La lune est ronde, les étoiles brillent en cette nuit calme et reposante de la chaleur étouffante de la journée.
C'est une nuit comme beacoup d'autres, sauf pour deux personnes.
Deux âmes liées...
Deux âmes en pleurs...
Dans l'obscurité, résonne une voix chantant une complainte.
Ce n'est pas la premiére fois que l'on entend cette complainte, dans une langue étrangére,mais cette nuit est partculiére pour ces deux âmes...

******

[pov Tom]

Je ne regrette rien.
Comment peut-on regretter d'aimer?
Chante... Chante pour moi, pour toi, pour nous...
Mais ça ne sert a rien, le jour se lévera comme même, notre destin est scellé.

Je me souviens de la premiére fois où j'ai entendu cette complainte...

[flash back]

J'ai 8 ans et le Sultan après deux années de conquêtes, dans les pays du nord est de retour.
Il revient couvert de gloire, de richesse, d'esclaves, et de nouveaux territoires.
Une grande fête est organisée.
Tout le palais est sans dessus dessous, surtout le harem.

Je suis né au harem. Ma mère est la servante de la favorite du Sultan, Norah. Mon père est général dans l'armée du Sultan, il est marié à une autre femme, mais ma mère l'aime et je suis le fruit de cet amour.
Je vis dans ce monde si secret, aux yeux des profanes.
Je sais tout ce qui s'y passe.
Mais depuis quelques jours, un mystère plane dans le harem.
La chambre des plaisirs est ré ouverte...
Elle est appelée ainsi car elle abritait les amours secrets de l'ancien Sultan (le père de l'actuel Sultan). Personne n'a jamais su qui le Sultan y retrouvait, mais quand il en sortait, un sourire ornait son visage et sa clémence faisait des heureux.
A la mort du Sultan, son fils monta sur le trône et la chambre des plaisirs fut fermée.
La Chambre est à côté du harem et en même temps a part. Une seule et unique porte permet d'y entrer et d'en sortir.
Comme le Sultan correspondait avec Norah, tous lui demandaient pourquoi la Chambre était réouverte ?
Mais elle ne le savait, le Sultan ne lui en avait dit mot.
Pendant ce temps, les serviteurs s'activaient à aménager la Chambre et redonner vie à son jardin.
Des étoffes et des meubles somptueux y étaient apportés. Je n'avais jamais vu autant de luxe, pourtant je vis au harem et le luxe est mon quotidien, mais là c'était extraordinaire.

La caravane du Sultan arrive.
Tous se pressent sur les balcons pour y acclamer et accueillir les héros de retour au pays.
Toute la cité est sur le passage de la caravane.
Tous ovationnent le Sultan. Des fleurs sont lancées, le sol en est jonché.
La caravane est immense.
Des chevaux tirent des chariots chargés de coffres et des chameaux portent des sacs et des paniers remplis. Des esclaves enchaînés aux chariots ferment la marche.

Les balcons se vident petit à petit. Tous rentrent pour se rendre dans les salles prévues pour les réjouissances.
D'un côté les hommes avec des musiciens, des danseuses, de l'autre côté les femmes avec des musiciens et les enfants qui eux peuvent aller dans les deux salles.
Avec tout ce remue-ménage, mes amis et moi avons échappé à la surveillance de nos mères pour aller voir les nouveaux esclaves qui sont prés des écuries.
Arrivés là bas, nous les observons cachés derrière des caisses.
Je suis étonné de voir qu'il n'y a pas de femmes, il y en a toujours et elles sont destinées pour le harem ou pour les cuisines, mais là il n'y en a pas. C'est bizarre.
Un homme attire mon attention, il est grand, fin mais musclé, la peau blanche, de longs cheveux noirs avec quelques nattes, des traits fins, de beaux yeux noisette cerclés de noir.
Il est assis par terre, encore enchaîné, un bol de bouillie dans ses mains. Il ne mange pas, il fixe une caisse recouverte d'une épaisse étoffe, sur un chariot. Son visage est triste.
Ce sentant observé, il tourne la tête dans ma direction et me regarde. Je sors de ma cachette et le fixe. Il me sourit. Il pointe du doigt la caisse, je fronce les sourcils et la pointe a mon tour. Il hoche la tête et je m'approche de la caisse. Je prends un bout de l'étoffe entre mes doigts et la soulève lentement. Ce n'est pas une caisse mais une... cage...
On dirait qui l'y a quelque chose à l'intérieur. J'approche mon visage pour voir ce qui s'y trouve quand...

 
- Hé ! Toi là-bas. Qui es-tu ? Crie un garde
Je sursaute et lâche l'étoffe. Il s'avance vers moi suivit de deux gardes
-Je t'ai parlé. Que fais tu là ?Je regarde successivement les gardes qui s'approchent et l'Esclave. Je ne sais pas quoi faire. Je regarde vers les caisses où sont mes amis, mais ils ne sont plus là. Ils ont du avoir peur quand le garde a hurlé.
-Réponds. Que fais... Tom ?!
-Oh ! Bonsoir oncle Assa.
Je souris, soulagé que ça soit lui.
- Bonsoir bonhomme. Sourit Assa en ébouriffant mes cheveux. C'est Tom, le fils de mon frère Ali, dit-il aux deux gardes, qui rassurés repartent à leur poste de garde.

Assa est très grand, tout en muscles. Sa peau est brunie par le soleil. Il est le second de mon père, c'est un excellent tacticien.
De premier abord, il parait bourru, mais quand on le connaît, on découvre un homme bon et magnanime, ce qui lui vaut le respect de ses hommes.
Ses cheveux sont châtains, bouclés arrivant aux épaules et des yeux couleurs noisette. Il parle et rit fort. Des cicatrices parsèment son corps dont une qui coupe en ligne droite son ½il gauche. Il a beaucoup de succès chez les femmes, mais son c½ur est déjà pris, il en a la marque encrée sur son corps.
Je suis plus proche d'Assa que de mon père, je l'aime beaucoup, il m'apprend énormément.

Assa me prend dans ses bras.
-Ta place n'est pas ici Tom. C'est dangereux.
-Mais je... Je... Qu'est ce qu'il y a dans la cage ?
Je demande en la pointant du doigt.
Il la regarde et me dis tout bas.
-Tu peux garder un secret ?
Je hoche la tête.
-Dedans se trouve... Le plaisir du Sultan.
-Le plaisir du Sultan ?!
Dis je étonné.
-Oui, mais c'est un secret.
-Un secret ?
-Oui.
-Mais pourquoi ? Ce n'est pas la première fois que le Sultan ramène une jeune vierge.

Assa est surpris par mes mots.
-Qui t'as dit que c'était une jeune vierge ?
-Personne, mais ça ne peut être que ça, vu que la chambre des plaisirs est ré ouverte.
-Tom... Tu sais... Il n'y a... Il n'y a pas que les femmes pour le plaisir.
-Je sais. Je te rappelle que je vis au harem.
Assa rit franchement et embrasse ma joue.
-Bonsoir. Dit une voix douce derrière nous.
 
Nous nous retournons pour y voir la plus belle personne que je connaisse... Ange.

Ange porte bien son nom, il ressemble à un ange tombé du ciel.
Il est grand, fin, de longs cheveux or, qu'il agrémente de nattes et de rubans, un lacet d'or et d'argent entoure sa tête. Il a de magnifiques yeux bleus comme le ciel. Son regard est doux, ses traits fins sa peau délicate, son sourire ravageur. Tous ses gestes sont gracieux, il ne marche pas, il effleure le sol.
Il porte des bracelets aux poignets et aux chevilles. En le voyant danser, on ne peut détacher son regard de cet être qui parait irréel.
Il charme, envoûte, hypnotise...
Ange est arrivé dans la cité avec une troupe d'artistes. Il a dansé, envoûté le public puis par ordre du Sultan, enlevé et ramené au Palais. Depuis il divertit le Sultan en dansant et dans son lit.
Il a beaucoup de succès chez les hommes et les femmes, qui lui envie sa beauté, mais son c½ur est déjà pris.
Ange fut mon premier amour.

-Ange ! ? s'exclame Assa.
-Oui, c'est moi. Répond Ange en souriant.
Ange et Assa se regardent. Il faut être aveugle pour ne pas voir qu'ils s'aiment.
C'est un drôle de couple. Assa est rustre. Ange raffiné.
Le si vigoureux Assa, commandant des milliers d'hommes devient délicat avec Ange. Par la taille et le poids Assa est plus imposant qu'Ange alors si il ne veut pas le casser ou l'étouffer, Assa doit faire attention XD.
Ils se complètent.
Mais Ange appartient au Sultan.

Je tousse pour signaler ma présence.
-Tomi ?! Que fais tu ici ? Ta mère te cherche. Dis Ange en me souriant. Il n'y a que lui et maman que j'autorise a m'appeler « Tomi ». Je rougis comme a chaque fois qu'il me regarde ou me parle. Il m'impressionne. Il est si beau.

-Je... Je... suis venu voir Assa.
-C'est imprudent de venir ici, en pleine nuit, pour un petit garçon.
-Je ne suis plus un petit garçon.
Dis je en faisant une moue boudeuse.
-Encore un peu. Dis Ange en caressant ma joue. J'aime quand il me touche, c'est tout doux.
-Et puis si c'est dangereux pour moi, ça l'est aussi pour toi.
-Ah bon ! Et pourquoi ? Je suis grand, moi !
-Oui mais il y a pleins d'hommes qui aimeraient avoir tes faveurs.
Je réponds sérieusement.
-Oh ! Donc je suis en danger.
-Oui, mais je peux te protéger,
dis je en bombant le torse. Ce qui fait rire Assa et Ange.
-C'est gentil Tomi de te préoccuper de ma sécurité, dis Ange en caressant a nouveau ma joue, mais j'ai un excellent garde du corps, continue t-il avec un sourire charmeur, tout en descendant sa main qui frôle le bras puis la main d'Assa qui frissonne a ce contact.
-Ange ? Quand je serais grand et fort, je pourrais garder ton corps comme Assa le fait ? Assa tousse, gêné et ange rit.
-Ca il faudra demander a Assa. Réponds Ange d'un air coquin. Mais quand tu seras grand, je suis sur que tu auras quelqu'un d'autre à protéger et puis je serais vieux et...
-Non ! Je cris. Les anges ne vieillissent pas, ils s'embellissent.
Je suis rouge vif et baise la tête.
-Oh ! Tomi, c'est adorable ce que tu dis. Dis Ange attendri.
-C'est Assa qui dit ça ?
- Assa a dit ça ? Et qu'est ce que Assa dit d'autre ?
Demande Ange en regardant Assa.
Assa tousse et demande pour couper court à la conversation.
-Que fais-tu là ?
-Oh ! Je te dérange peut être ?
Demande Ange avec une moue déçue.
-Euh... Non... Non...Mais tu n'es pas à la fête ?
-Le Sultan n'a plus besoin de ma présence et avec cette chaleur, j'ai envie d'aller me détendre au hammam.
Réponds Ange malicieusement.
-Euh... D'accord. Assa rougit.
-Assa a aussi fini, il pourrait te tenir compagnie, n'est ce pas Assa ? Je peux venir ? Je demande en souriant.
-Euh... Je... Je...Bégaye Assa.
-Je rigole, je ne vais pas vous déranger après cette looooonnnnnngueeeeeee séparation, dis je en faisant un clin d'½il a Assa, en plus le Sultan passe la nuit avec Norah, donc vous avez le temps et TOUTE la nuit,je continue en souriant.
Ange rit doucement et Assa rougit de plus belle, gêné.
-Mais avant d'aller se détendre, le sultan m'a chargé de te dire que tu pouvais la monter. Dis Ange
-Ah ! C'est toi qui t'en occupes.
-Oui.
-D'accord, je m'en charge. Tom tu rentres et toi Ange tu m'attends là haut.
-Pourquoi ?
Questionne Ange.
-Ca pourrait mal tourner. Réponds Assa en désignant les esclaves de la tête.
-Oh ! Mais... Ange me regarde puis reprends la discussion avec Assa dans une autre langue que je ne connais pas. Pourquoi parle t-il dans une autre langue ?
Leur discussion prend fin, Ange est triste. Assa m'embrasse sur la joue et me dépose a terre.
-Retourne vite à la fête, ta mère doit s'inquiéter.
-D'accord. A bientôt oncle Assa.
-A bientôt Tom.


Ange et moi marchons en direction des salles. J'ose prendre sa main dans la mienne, il ne la repousse pas, il me la serre et me sourit.
Je me retourne pour voir l'Esclave, il est debout. Quatre gardes déchargent la cage, les autres esclaves se lèvent et des cris se font entendre dans un dialecte que je ne comprends pas. Les gardes essaient de les contenir. L'Esclave répète sans cesse : « Bi... Bi...Bi... » et essaie d'approcher de la cage mais avec les gardes et ses chaînes, il n'y arrive pas.
Je ne sais pas pourquoi mais je me sens triste pour lui. Qu'est ce qu'il y a dans cette cage ?
Qu'est ce que le plaisir du Sultan ?
Ange m'embrasse la joue, défait nos mains et part en direction du harem.
Je crois que je vais aller faire un tour du côté du hammam, tout à l'heure.
Je ne suis pas un voyeur, j'ai déjà vu beaucoup de choses pour mes 8 ans, en vivant au harem.
J'aime bien voir Assa et Ange ensemble et puis il faut que je m'instruise pour quand je serais grand.
 
[Ellipse d'1 mois]
 
La vie au palais a repris son court.
Des esclaves dont l'homme qui m'intriguait se sont échappés. Des bruits courts comme quoi, ils auraient reçus de l'aide de l'intérieur du Palais. Mais ce n'est pas la préoccupation majeure du palais et du harem car un mystère persiste : Qui y a-t-il à l'intérieur de la Chambre ?
Toutes les nuits, depuis un mois, une complainte dans un dialecte étranger, se terminant toujours par des pleurs, s'élève du jardin de la Chambre, ce qui anime les rumeurs les plus folles.
Pourquoi ces pleurs ?
Il n'y a pas que cela. Ange est en charge de ce qui se trouve dans la Chambre, il passe ses journées. Entre la danse, la Chambre et le fait qu'il passe toutes ses nuits avec le Sultan, Ange est épuisé. Il a déjà fait quelques malaises. Le Sultan a donc demandé à Norah de l'aider.
Ange et Norah étaient la joie de vivre. Je dis « étaient » car depuis qu'ils s'occupent de la Chambre, ils sont maussades. Même le Sultan, qui est de nature heureuse est triste et pensif en sortant de la Chambre.
La chambre des plaisirs ne porte plus son nom, maintenant c'est la chambre des lamentations...

Je suis avec Norah, qui me tient la main, dans les couloirs du palais. Le Sultan m'a fait demander. Je ne sais pas ce qu'il me veut, j'ai peur. Je n'ai pas fait de bêtises récemment et en plus ce n'est pas dans la salle du trône qu'il m'a fait demandé mais dans un petit salon privé, j'ai encore plus peur.
Norah toque à la porte et nous rentrons. Nous nous inclinons pour saluer le Sultan et mon estomac se détend un peu en voyant Ange à côté Sultan. Le petit salon est magnifique. Des fresques retraçant la chasse à dos d'éléphants ornent les murs. Un canapé faisant les trois murs avec des cousins moelleux, trois tables basses en or sculptés et trois tapis meublent le petit salon rouges et or.

-Votre majesté, voici Tom le fils de ma servante. Dit Norah
-Ah ! Voici donc le fameux Tom. Fit le Sultan. Je déglutis difficilement.
-Vo... Votre majesté. Je bégaye. Le Sultan rit.
-Tu n'as pas à avoir peur Tom. Dit le Sultan.
Pas peur, pas peur C'est facile à dire. Je me retrouve devant le Sultan, dans un salon privé et je ne sais pas ce que j'ai et ce qu'il me veut, alors oui j'ai peur.
-Tu as quel âge ? demande le Sultan.
- 8...8 ans votre majesté.
-Très bien. As-tu des amis ?
-Euh... Oui votre majesté.
-Votre majesté, Tom est tés sociable, joyeux, spontané, je dirais même espiègle.
Dit Ange en me souriant. Je baise la tête le rouge aux joues et je triture mes doigts derrière mon dos.
-Oui... Oui, mais saura t-il se faire accepter ?
-Votre majesté, si je puis me permettre tant que nous n'avons pas essayé, nous ne pouvons savoir. Mais je suis sur que Tom est LA personne qu'il nous faut. Il saura se faire accepter.
Dit Ange.
Me faire accepter de qui ? De quoi ? On pourrait m'expliquer, je ne comprends pas tout là ?
-Ils ont le même âge, votre majesté. Intervient Norah.
-Oui, je sais mais si ça ne marche pas. Soupire le Sultan.
-Je suis sûre et certaine que ça va aller. Tom est LA bonne personne. Réponds Norah.
-Approche Tom. Dit le Sultan.
Je m'approche du Sultan, il pose une main sur mon épaule.
-Si je te dis un secret, sauras-tu le garder ?
-Oh ! Oui votre majesté.
-Sais tu ce qu'il y a dans la Chambre ?
-Non, votre majesté, mais je suis triste.
-Triste ?
-Oui, car toutes les nuits, il y a une complainte et des pleurs.
-Je sais.
Le visage du Sultan est triste.
- Peut-être a-t-elle besoin de compagnie ?
-Elle ?!
S'exclame le Sultan. Tu penses que c'est une fille ?
-Euh... Oui, votre majesté, c'est ce qui se dit.
Le Sultan sourit.
-Et est ce que tu voudrais être cette compagnie ?
-Euh... Oui mais une fille serait peut-être mieux ? Votre majesté.
- Pourquoi ?
-Pour parler, les filles ça parlent tout le temps, votre majesté.
Je réponds en levant les yeux au ciel, ce qui fait rire le Sultan.
-Oui, oui tu as raison. Je crois qu'il serait bon qu'Ange te montre.
-D'accord.
Je dis.
-Mais avant, Tom tu dois me faire la promesse de ne jamais dire, même si cela ne marche pas, ce qui se trouve dans la Chambre. Tu m'as compris. Dit le Sultan.
-Je vous le promet votre majesté. Je dis fièrement en bombant le torse, ce qui fait rire Norah, ange et le Sultan. Est ce que je peux le dire a Filou ?
-Qui est Filou ?
-C'est mon chat votre majesté. Je lui dis tout et il sait garder un secret.
-Si tu es sur que Filou sait garder un secret alors oui.
Rit le Sultan.
-Merci votre majesté.
-Bien. Ange va te montrer. Tom ! Chut...
Fais le sultan en posant son index sur sa bouche. Je fais de même et sourit face au sourire du Sultan.

Ange se lève et nous rejoins Norah et moi. Nous nous inclinons pour dire au revoir au Sultan puis nous partons en direction du harem. Les couloirs sont déserts, à part deux gardes qui gardent la porte du petit salon, c'est comme ça à chaque sortie de Norah, personne ne doit la voir. C'est différent pour Ange car il danse devant un public donc on le connaît, mais pour Norah personne ne doit la voir.
Norah retourne au harem tandis qu'Ange et moi nous nous arrêtons devant la porte de la Chambre.

LCDP---> Au fil du temps 25/06/2008









Norah retourne au harem tandis qu'Ange et moi nous nous arrêtons devant la porte de la Chambre.
Il sort une clef attachée à une chaîne en or, autour de son cou. Il l'enfonce dans la serrure, la tourne et ouvre la porte.

La Chambre est magnifique. Des plantes et des fleurs parfument l'air, des fresques représentant des animaux et des paysages recouvrent les murs. Des étoffes et des coussins richement brodés sont disséminés de part et d'autre, Le sol est recouvert de tapis moelleux et colorés. Cet ensemble donne une atmosphère de cocon. La Chambre est lumineuse, le vent agite doucement les rideaux. De petites tables basses en argent sculptées, quelques commodes, un lit entouré d'une moustiquaire et des voiles de soie pastel complète la Chambre.
Elle porte bien son nom, elle est envoûtante, enivrante... incite au plaisir.
De petits sanglots étouffés se font entendre, ils proviennent du lit. Je regarde Ange, il me sourit et me pousse gentiment dans le dos. J'inspire et expire un grand coup et m'avance vers le lit. Je soulève lentement la moustiquaire et découvre une forme sous un drap de satin blanc. C'est un corps replié sur lui-même secoué par des pleurs.
Je monte sur le lit et m'assoie en son milieu. Les sanglots cessent et une petite main sort de dessous le drap. J'aperçois des cheveux noirs puis un visage.

Oh mon dieu ! Mais c'est... C'est un garçon, d'environs mon âge. Des larmes perlent sur ses joues. Il est WAOUH !... j'ai le c½ur qui bat à tout rompre dans ma poitrine, mon estomac se tord agréablement.
Il a la peau blanche, de magnifiques yeux noisette, légèrement en amande, des traits fins. Il me fait penser a quelqu'un. Il prend peur et remonte le drap sur sa poitrine en se collant contre la tête de lit. On dirait un petit animal apeuré. Je le fixe pour essayer de trouver à qui il me fait penser.
Ca y est ! Je sais, il me fait penser à l'Esclave. La même couleur de cheveux et d'yeux, les mêmes traits fins.C'était son père alors ?! Ca veut dire que c'était lui dans la cage ! Oh mon dieu ! Pourquoi ?
Je me sens mal à l'aise. Je me reprends et dis :
- Bonjour. N'aie pas peur. Je m'appelle Tom et toi ?Il me fixe en fronçant les sourcils. Il ne doit pas comprendre notre langue.
-Moi, c'est Tom, dis je en mettant ma main sur mon torse, et toi comment tu t'appelles ? Je continue en tendant mon bras vers lui. Il regarde ma main mais ne dis rien.
-Tom ! Le petit déjeuner est là !
-Ange !
Je m'exclame, je l'avais complètement oublié.
-Je vais vous laisser faire connaissance, dis Ange en souriant. Il dépose le plateau sur une petite table basse.
-Tom, pourrais je te parler ? Je LE regarde et LUI sourit puis descends du lit pour rejoindre Ange.
-Qu'est ce qu'il y a ?
-Il... Il ne mange pas. Pourrais tu essayer de le faire manger ?
Dis Ange avec un sourire triste.
Je ne dis rien et hoche simplement la tête. Je ne demande pas pourquoi car je sais déjà au fond de moi pourquoi il pleure et ne veut pas manger. Je veux juste faire sa connaissance mais d'abord il faut que je connaisse son prénom, l'appeler LUI c'est pas terrible.
Ange s'en va en LUI faisant un petit signe de la main.

Je suis debout face au plateau du petit déjeuner composé de fruits frais, de yaourts, de thé et de crêpes.
Je prends le plateau et retourne sur le lit.
 
Je le pose entre nous. Il me regarde, moi je n'ose pas trop le regarder, de peur de rougir ou de faire une bêtise et ça je ne le veux pas. Je veux lui faire bonne impression.
Je verse le thé dans les tasses et prends une fraise que je lui tends. Il repousse ma main et la fraise tombe par terre. Je prends une autre fraise et la porte a ma bouche. Je le croque de bon c½ur en fermant les yeux et fais de petits bruits de satisfaction tout en la mangeant. J'ouvre les yeux et vois qu'il me fixe toujours. Il examine le moindre de mes gestes. Je prends un quartier d'orange et fais de même qu'avec la fraise puis je m'assoie à ses côtés. J'attrape une fraise et la porte a ses lèvres. A ce contact, il les ouvre doucement et croque dedans. Je souris. Je le fais manger comme un bébé et j'aime ça. Il continue de m'observer tout le long du repas.
Nous finissons le petit déjeuner. Ange vient reprendre le plateau puis nous laisse à nouveau seuls.

Je détaille le Chambre, cherchant quelque chose a faire quand mon regard tombe sur un luth ( instrument de musique à 7, 13 ou 21 cordes pincées, en forme de demi poire). Je descends du lit pour aller le prendre et y revient en m'installant confortablement pour commencer a jouer.
C'est Norah qui m'a appris à en jouer, c'est une excellente musicienne, le Sultan aime son don pour la musique.
J'aime jouer du luth, ça m'apaise.
Je me concentre en fermant les yeux et joue une berceuse que maman me chantait pour me calmer et m'endormir.
J'entends une petite voix chanter dans une autre langue qui s'accorde parfaitement avec la musique. J'ouvre les yeux et vois que les siens sont fermés. Je le contemple, il est beau bien qu'un peu maigre, ce qui est normal vu qu'il ne mange pas. La chanson se termine. Il rouvre ses yeux. On se regarde, il me sourit timidement. Je lui souris.
-Bill. Sa voix est si basse que je n'ai pas compris ce qu'il m'a dit en plus il a baissé sa tête.
-Pardon ?!
-Bill.
Dit il plus fort en relevant sa tête et en mettant sa main sur son torse.
-Enchanté Bill. Je dis en souriant comme un bien heureux.
Il regarde le luth intensément et je comprends ce qu'il veut.
Pas besoin de mots, on se comprend par la musique.
 





( Petite précision: Normalement les garçons doivent quitter le harem quand leurs premiéres réactions physiques se manifestent ou avant, les filles elles peuvent rester. Si Tom peut rester aussi longtemps, c'est qu'il s'occupe du Plaisir du Sultan. C'est une sorte de dérogation ^^
Les eunuques sont toujours des hommes noirs et se sont les seuls hommes a pouvoir rester au harem.)


[Ellipse de 4 ans]
 
 
 
Bill et moi avons 12 ans.
J'ai grandi et lui aussi. Nous avons toujours la même passion : la musique, mais côté vêtement, on est totalement différent.
J'ai adopté un style large d'une contrée du pays. Pantalon très large avec des tuniques tout aussi larges, des bottes, une ceinture pour retenir le tout, un long gibus et un bandeau sur mes cheveux complète ma tenue. Je porte des dreadlocks, c'est une coiffure peu commune mais tolérée. L'envie de m'en faire met venu quand j'ai vu des soldats et des esclaves venant d'autres contrées en porter.
Le Sultan a autorisé mes habits et ma coiffure ainsi que mon piercing a la lèvre inférieure.
Il parait que j'ai du succès auprès des filles, c'est ce que me disent mes amis, mais je m'en fiche, je ne vois que Bill.

Bill a un style à l'opposé du mien. Il porte des pantalons et des chemises prés du corps, des ceintures avec des boucles aux motifs divers, des bottes larges en haut et aux bouts pointus. Ses cheveux sont en piques derrière et une grande mèche plate retombe sur son ½il gauche. Ses yeux sont cerclés de noirs. Bill m'a raconté qu'à son âge quand le corps change, dans son clan, on se noircit les yeux pour les rendre plus durs sur les champs de bataille. Je trouve que ça lui donne un air mystérieux mais ça ne lui durcit pas le regard.
Il s'est fait faire, par un eunuque du hammam, deux piercing. Un a l'arcade sourcilière droite et un autre sur la langue. C'est encore un rite de son clan.
Avec l'autorisation du Sultan, il s'est fait faire un tatouage sur la nuque, représentant le symbole de son clan.
 
Il est beau. Il a grandi et bien grandi.
Notre complicité a grandi elle aussi, la musique nous rapproche, nous unis.
Le Sultan est satisfait du changement que ma présence a opéré chez Bill. Maintenant, il chante pour le Sultan et je l'accompagne au luth. Quelques fois, il chante dans sa langue maternelle, bien qu'il sache parler notre langue. Il m'a appris la sienne et je lui ai appris la mienne.
Il a une vois magnifique, bien qu'il commence a muer. Elle est douce et forte. Pas comme celle d'un homme ou d'une femme, c'est entre les deux. Je ne peux la décrire, c'est juste la voix de Bill.

Bill n'est pas sorti de la Chambre et de son jardin depuis 4 ans, sauf pour aller au hammam.
Ce que personne ne sait et que j'ai découvert en étant dans la Chambre, c'est qu'il y a une porte dérobée, qui permet d'aller au hammam sans être vu.

Bill a grandi...
Le Sultan vient de plus en plus le voir.
Il lui dit qu'il est beau, gentil et qu'il chante bien mais surtout que maintenant c'est un grand garçon.
Je ne comprenais pas pourquoi le Sultan lui disait cela, jusqu'à ce...

C'est une après midi ensoleillée, chaude avec une légère brise. Bill et moi sommes assis sur un banc dans le jardin de la Chambre. Nous travaillons sur une nouvelle chanson pour le Sultan. Bill avec une feuille de papier, qu'il triture dans tout les sens et moi au luth.
Depuis quelques jours, Bill est tendu, agité. Il n'arrête pas de me lancer des regards en coin depuis que je suis arrivé ce matin.
-Bill ? Ca va ?
-Euh... Oui... Oui.
-Bill ? Tu sais que tu peux tout me dire ?
- Hm... Hm... Tom ?!
Dit Bill d'une tout petite voix.

-Oui Bill. Je réponds en le regardant.
-Je... Non... laisse tomber.
-Qu'est ce qui se passe ?
Dis je, en me collant de côté à Bill. Il s'écarte, je me recolle à lui, il s'éloigne a nouveau et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il tombe du banc. Je rigole mais m'arrête vite en voyant Bill partir en courant dans la Chambre. Je me sens bête d'avoir rit. Je pose mon luth sur le banc et cours a l'intérieur de la Chambre. Je trouve Bill sur un tas de cousins, son dos appuyé contre le mur, ses jambes repliées contre son torse, ses bras les entourant, sa tête rentrée en dedans. Je m'agenouille devant lui et lui caresse le bras.

 
-Qu'est ce qui se passe ? Je dis d'une voix douce.
-Tu vas rire.
-Bill ? Regarde moi.

Il relève la tête, mais ne me regarde pas. Je le prends alors dans mes bras. Il pose sa tête sur mon épaule, ses jambes s'enroulent autour de ma taille et ses bras entourent mon cou. Je caresse son dos de haut en bas en le berçant doucement. J'aime ces moments de tendresse, rien qu'à nous. Je sens son souffle chaud dans mon cou, je respire son odeur, elle m'enivre. Dans ces moments là, j'arrive à penser que Bill n'est qu'à moi rien qu'à moi.
Depuis le premier jour où je l'ai rencontré, je l'aime. Je sais que je n'en n'ai pas le droit car il appartient au Sultan comme Ange, mais laissez moi rêver un peu...

-Petit prince ? J'adore l'appeler comme ça, en plus c'est un petit peu vrai, vu que son père et le chef d'un clan puissant des pays du Nord.
-J'ai... Je... J'ai une bosse et ça fait mal.
-Quoi ?
Je m'exclame inquiet en desserrant notre étreinte pour le palper un peu partout. Où ? T'as mal où ?
-Tom ! Arrête, dit il en repoussant mes mains. Ce n'est pas là... C'est... . Je m'arrête et le regarde, il a les joues rouges et sa tête est baissée.
-Où Bill ? Dis moi. Je prends son visage entre mes mains pour qu'il me regarde, mais ses yeux sont fuyants.
-Ca... Ca... fait de drôles de choses et c'est... C'est dur.
-Dur ?!
-Oui.
Dit il d'une tout petite voix.
-Mais où ?
-En... En bas.
Dit il en rougissant encore plus et en baissant la tête vers le bas de son corps.
Je regarde là ou il regarde et là éclair de génie, il... enfin il a une réaction purement masculine.
-Tom ? C'est grave ? Continue t il inquiet.
-Euh... Non... Non... C'est normal. Je rougis, je ne pensais pas avoir si tôt une conversation avec Bill a ce sujet.
Il relève la tête.
-c'est vrai ?! Dit il soulagé.
Je le regarde attendri. Il ne connaît rien au sexe, il es encore innocent, pas comme moi, mais...
-Tu l'as dit a quelqu'un que tu... enfin... Tu l'as dit ?
-Non.
Dit il en baissant la tête.
Je soupire soulagé et dis :
-Ne le dis a personne.
-Pourquoi ?
-Ne le dis a personne c'est tout
. Je dis d'une voix forte ce qui fait sursauter légèrement Bill. Oh ! Pardon petit prince, mais ne le dis a personne c'est tout.
-D'accord, mais j'ai tâché mes draps.
Dit Bill tout bas

Non pas ça. C'est pour ça que je n'ai plus le droit de dormir avec Bill, que le Sultan vient de plus en plus le voir, c'est pour ça qu'Ange a l'air pensif et triste depuis quelques temps, mais ça veut dire aussi que le Sultan va « rendre visite » à Bill.

Non ! Tout mais pas ça, il n'y connaît rien au sexe, il ne sait même pas pourquoi il est dur.
(NDLA : Bill est arrivé dans la Chambre a l'âge de 8 ans et il n'en n'ai jamais sorti sauf pour aller au hammam, où il croise qu'un eunuque. Il n'a de contact qu'avec Ange, le Sultan et Tom, il n'y connaît rien au niveau sexe.)


-Tom ?
-Euh... Oui !
Je réponds en sortant de mes pensées. (NDLA : Il est 22h30 je suis chez moi, j'écris du yaoi et pendant ce temps mes voisins chantent des cantiques religieux XD)

-C'est normal, même si ça fait ça le jour ?
-Oui c'est normal petit prince.
Je réponds en lui caressant la joue et en souriant attendri pas ce qu'il vient de me dire. Il me regarde et me sourit.

-Et même quand on... on est avec quelqu'un ?
Je le regarde les yeux ronds et dis.
-C'est... C'est qui te fais cet effet ?
-Ange.
-Oh !
Dis je déçu en baissant la tête. C'est Ange qui lui plait pas moi.

-Tomi ? Ca va ? Dit bill en posant une main sur mon épaule, que je repousse en disant :
-Ca va. Ange te plait ?
-Oui, il est trés beau.
Dis Bill le rouge aux joues. Mais ce n'est pas lui, enfin si un peu mais il y a quelqu'un d'autre. Dit Bill en triturant ses doigts.

Je relève la tête incrédule à ses mots. Je pense que ce n'est pas le Sultan ou même l'eunuque du hammam qui lui fait de l'effet alors ça ne peut être que... Moi. Je souris niaisement à cette pensée. Bill a la tête baissée mais je devine un sourire. Je prends son menton entre le pouce et l'index, lui relève la tête en lui demandant :
-C'est moi ?
-C'est mal si c'est toi ?
-Non, ça me fait la même chose.
On rougit tout les deux en souriant timidement.

-Oh ! Mais alors comment on fait pour que ça... Ca... passe ?Trouver une réponse. Je vais comme même pas lui dire, tu mets ta main sur ton sexe, tu fais quelques va et vient et hop hop c'est passé et ça fait du bien. En tout cas pour moi, ça me fait du bien. J'ai déjà pratiqué cet exercice en pensant a Bill et j'arrivais même a imaginé que c'était lui qui me faisait ça.
Tu veux que je te montre ? Non je ne vais pas lui dire ça.

-Tom ?
-Oui.
-Alors ?
-En fait, tu... Tu... mets ta main sur ton... Ton... Enfin tu vois.
J'essais de dire, le rouge aux joues.

-Tu... Tu veux que je me touche ?
-Euh... Oui... Bill ? Est ce que tu me fais confiance ?
-Oui, Tomi.
J'adore quand il m'appelle comme ça.

-Alors, laisse toi faire, je vais te montrer.

Je caresse sa joue puis ma main glisse sur sa mâchoire, son cou et descends sur son torse. Je soulève un pan de sa chemise et y glisse ma main. J'effleure du bout de mes doigts son petit ventre. Ses mains posées sur mes cuisses serrent mon pantalon. Je souris en voyant Bill fermer ses yeux et qu'une réaction commence à se former en son bas ventre. Je continue de le caresser, puis je déboucle sa ceinture et dénoue le lacet de son pantalon. Il sursaute légèrement et laisse échapper un petit cri de surprise quand j'y rentre ma main et effleure son sexe du bout des doigts. J'ai chaud, lui aussi. Je frôle a plusieurs reprises son sexe durcit par mes caresses et vais pour le prendre en main, quand...




Le bruit d'une clé dans la serrure stoppe mes mouvements. Nous nous détachons rapidement et nous levons pou réajuster nos vêtements. Ange entre dans la pièce et nous regarde. Nous avons la tête baissée. Nous somme rouges et nos réactions ne sont pas calmées. Bill se cache derrière moi car ayant un pantalon serré tout se voit alors que moi mon pantalon est large et cache parfaitement ma réaction.
-Bonjour. Dis Ange. Que faisiez vous ?-Rien. Je réponds vite.
-On... On parlait. Fit Bill.
Ange nous regarde suspicieusement, c'est vrai qu'il a de quoi, on est rouge et gênés.
-D'accord. Fis Ange. Bill ?! Le Sultan va venir manger avec toi ce soir.
Mon c½ur ratte un battement. Non ! Pas ce soir, pas maintenant.
-D'accord, dis Bill. Ange tend à Bill des habits d'un blanc immaculé.
-Tu vas au hammam et ensuite tu mettras ces habits.
-D'accord. Tomi tu viens avec moi ?
-Euh... Oui... Oui.
-Vas y en premier, je dois parler avec Tom.
-Pas longtemps ?
Dis Bill en souriant
-Pas longtemps, promis. Répond Ange.
Bill se dirige vers la porte dérobée, l'ouvre et s'engouffre dans le couloir pour aller au hammam.
-Tomi, je... Je suis désolé.
-Tu ne l'es pas.
Je dis la tête baissée et la colère me monte.
-Oh, Tom. Si je...
-Arrêtes, ne me mens pas, s'il te plait de ta part ça fait encore plus mal.
-Tom je sais que tu as des sentiments très forts pour Bill, mais il appartient au Sultan et il...
-Comment oses tu me dire ça.
Je dis les poings serrés, en le regardant en colère et essayant de ravaler mes larmes. Bill ne connaît rien au sexe, il se demande pourquoi, il est dur. Il est innocent, il n'a que 12 ans...
-Je sais Tomi...
-Ne m'appelles plus comme cela.
Je dis les dents serrées.
-Tomi...
- Arrêtes ! Ca ne sert a rien de te justifier. Le Sultan a tous les droits même celui de violer un garçon de 12 ans. C'est dégoûtant. Il l'enferme ici pendant quatre ans, il le sépare de sa famille, pour lui ce n'est qu'un objet pour sa collection, comme toi et Norah. Le Sultan peut tout avoir, pourquoi il a choisir Bill, MON Bill, pourquoi ?
J'essaie de ravaler mes larmes. C'est pas juste, il peut tout avoir. Je continue d'une voix basse.
-Je suis désolé. Dis Ange la voix tremblant en posant sa main sur mon épaule.
-S'il te plait Ange, arrête. Je retire sa main. Je sais que pour toi ce n'est pas facile car tu as vécu et vis encore cette situation mais... Ange, il n'a que 12 ans, il n'y connaît rien. Je dis en le regardant. Une larme perle sur sa joue.
-Tomi...
-Je le déteste, tu entends, je le déteste, je vous déteste tous. Vous acceptez ça. C'est dégoûtant, je le hais...
Je cris de toute mes forces en courant vers la porte dérobée. Je ne peux plus retenir mes larmes, elles coulent aussi vite que je cours [NDLA : Le Sultan n'a jamais touché Bill intimement, il attendait qu'il est des réactions physiques, maintenant que Bill a tâché ses draps, il est « grand » donc peut avoir des relations sexuelles]
Pourquoi il n'est pas devenu laid ou difforme, pourquoi ?
Il ne va pas comprendre...
 
Arrivé au hammam, j'ai le souffle court, le c½ur serré un n½ud à l'estomac et envie de vomir.
La chaleur du hammam m'entoure, je me sens étouffer, ma tête me tourne et je m'évanouis.

-Tom... Tomi...
J'entends la voix de Bill m'appeler. J'ouvre les yeux et suis éblouis la lumière du jour. Je mets une main devant mes yeux.
-Tomi, ça va mieux.
-Ca va,
dis je en me redressant dans le lit. On m'a porté dans la Chambre.
-Tu m'as fait peur.
-Désolé.
-Ca va mieux ?
Bill passe sa main sur ma joue, je l'attrape et embrasse sa paume. Bill sourit
-Quand tu es prés de moi ça va toujours. Bill rougit.
-Tu as vu les beaux vêtements que je porte ?
Je m'assoies sur le bord du lit et le contemple. Mon c½ur se serre. Il porte les vêtements que Ange lui a apportés. Un pantalon de soie blanche évassé, brodé d'or en son bas. Une tunique arrivant au dessus du genou blanche, brodée d'or au poignet, sur le col et les bords, un fil d'or noué ferme la tunique, on voit le haut de son torse nu. Des babouches blanches et or parfaire sa tenue. Ses cheveux noirs contraste avec la blancheur de ses vêtements.
Il tourne sur lui-même, sautille gaiement, mais moi j'ai mal, ma gorge est nouée. Bill s'arrête de tourner et s'approche de moi.
-Tomi ?
-Oui.
-Ferme les yeux.
-Pourquoi ?
-S'il te plait, ferme les yeux
. Dit Bill suppliant.
-D'accord.
Je ferme les yeux et sens son souffle chaud sur mon visage. Ses lèvres viennent se poser sur les miennes en une petite pression puis se retirent. Je garde les yeux fermés et passe le bout de mes doigts sur mes lèvres.
Est-ce un rêve ?
J'ouvre les yeux.
-Désolé. Dit Bill tout penaud, les mains derrière le dos, comme si il avait fait une bêtise.
Je me lève et m'approche de lui. Je prends sa main et l'embrasse puis la pose sur mon c½ur. De mon autre main, je caresse sa joue. J'approche mon visage et pose mes lèvres sur les siennes. Nos yeux sont fermés. Je bouge mes lèvres, les ouvrant un peu pour aller humidifier ses siennes qui a ce contact s'ouvre, me permettant de passer ma langue dans sa bouche. Je vais titiller son piercing. Bill bouge timidement sa langue. Nous soupirons de bien être. Ce moment est unique, rien qu'a nous. Son premier baiser m'appartient.
Nous continuons notre baiser jusqu'à ce que par manque d'air, nous nous séparons. Je pose mon front contre son front, un sourire orne nos visages et nos yeux scintillent. Pas besoin de mots.
Je le prends dans mes bras et le berce doucement.
Ange entre dans la Chambre, je le regarde mais ne me détache pas de Bill. Ange à une fiole dans sa main, je sais ce qu'il y a dedans. C'est un décontractant musculaire. On le donne aux jeunes filles vierges pour leur première nuit avec le Sultan. C'est une espèce de drogue, comme cela elles sont moins crispées et anxieuses.
Ange pose la fiole sur une table basse. Bill va en prendre. A cette pensée, j'enfouis ma tête dans son cou et respire son odeur. Je le serre aussi fort que je peux, en disant :
-Pardon... Pardonne moi... Pardon...
-Pardon pour quoi Tomi ?
-Pour tout. Pour ce qui va se passer.
-Qu'est ce qui va se passer ?
-Le Sultan va arriver.
Dis Ange en me coupant.
Je serre Bill encore plus fort. Ange pose sa main sur mon épaule. Je déserre mon étreinte et baisse la tête. Je ne peux le regarder. Je le trahis, je ne le protége pas comme je lui ai promis. J'ai honte, j'ai mal.
-Pardon Bill. Je murmure.
Je me retourne et marche rapidement vers la porte. Au moment où je pose ma main sur la poignée, j'entends Bill me dire :
-A demain Tomi.
Je ravale mes larmes, ouvre la porte, sans lui répondre et sans le regarder. Je sors de la Chambre, ferme la porte et me laisse glisser contre celle-ci. Je ferme les yeux essayant de calmer les battements de mon c½ur qui bat à tout rompre et mes larmes qui menacent de tomber.
Je me relève et part en courant. Je sors du Palais et vais dans le quartier des militaires. Je trouve Assa et me jette dans ses bras. Je laisse enfin mes larmes couler en martelant son torse de mes poings et en répétant : « Pourquoi... C'est pas juste... Pourquoi... ».
Assa m'emmène dans sa chambre, me pose sur son lit et me berce pour me calmer. Epuisé, je m'endors, des questions pleins la tête et mon sommeil peuplé de cauchemars.
Est-ce que Bill va m'en vouloir ?
 
 
 
 

LCDP---> Ainsi va la vie 02/07/2008




Le lendemain matin...

Je me réveille difficilement, j'ai mal partout et la lumière du jour me transperce les yeux.
Je me retire de l'étreinte d'Assa, je fais attention de ne pas le réveiller et retourne au harem. Je prends des vêtements propres et vais au hammam pour essayer de me détendre dans un bain de vapeur.
Tel un automate, je me lave, me rince, me sèche, m'habille et retourne auprès de maman qui est réveillée. Elle me tend une tisane qui selon elle me détendra, a ces mots je repense a la fiole que Bill a du prendre et ma gorge se noue. Je bois cette tisane et m'allonge, maman me caresse les cheveux et me chante une berceuse. Je m'endors et cette fois pas de cauchemars, juste du noir.
Maman me réveille. Je vois Ange qui me sourit.
-Bonjour Tomi. Je ne lui réponds pas, me lève réajuste mes vêtements et le suit.
Mon c½ur bat si fort que j'ai l'impression qu'il va sortir de ma poitrine, mes mains sont moites, ma gorge nouée et j'ai un n½ud a l'estomac.
Comment je vais trouver Bill ?
Va-t-il m'en vouloir ?
Je ne supporterais pas qu'il me rejette, je crois que j'en mourais de chagrin.
Ange sort la clé, la met dans la serrure, la tourne et ouvre la porte. J'ai l'impression que tout se passe au ralenti. J'inspire et expire un grand coup et entre dans la Chambre.

Les rideaux sont encore tirés. Il fait noir. Le vent fait quelques peu voler les rideaux et de petits faisceaux lumineux s'insinuent dans la Chambre. Comme la première fois où je suis rentré dans la Chambre, j'entends de petits sanglots étouffés.
Mon c½ur me fait mal. Mon petit prince pleure.
Je ne fais pas attention a Ange et m'approche du lit. Je soulève la moustiquaire et comme la première fois, j'aperçois une forme sous les draps blancs secoués de sanglots.
Les draps sont froissés et je peux encore voir l'empreinte de la tête du Sultan sur un oreiller. J'ai un haut le c½ur.
Je monte sur le lit et pose ma main sur le dos de Bill.
Il tressaute et se recroqueville encore plus.
-Bi... Bill... Ma voix est tremblante.
-Va t en. Sa voix est entrecoupée par ses pleurs et étouffés par le drap.
Je me rapproche de Bill et lui caresse le dos.
-Bill, s'il te plait regarde moi.
D'un geste brusque, il retire le drap de son visage et se redresse.
-Va t en ! Son visage et ses yeux sont rouges d'avoir pleuré. Ses poings serrent, à s'en blanchir les jointures les jointures, le drap. Ses yeux sont noirs de colère et des larmes en coulent. J'ai peur de ce qu'il va me dire.
-Fiche le camp, je ne veux plus jamais te voir.
Mon c½ur se brise, une goutte de sueur froide coule le long de mon échine.
-Bill...
-Arrête de dire mon prénom, je le connais.
Me crache t il. Fiche le camp. Tu le savais depuis le début, tu as du bien rire devant mon ignorance. Tu ne m'as rien dit. Ca t'a amusé. Tu as laissé faire.
Il bouge pour s'approcher de moi, mais se rassoie en grimaçant et en poussant un petit cri de douleur.
Je m'avance pour l'aider, mais il me repousse violemment.
Je pleure. Je ne peux plus retenir mes larmes.
-Arrête de pleurer, tu n'as pas de raison de pleurer, moi oui. Ce n'est pas toi qui a mal et qui a supporté ce que j'ai supporté. Ce n'est pas toit qui a été enlevé à sa famille et séquestré ici depuis 4 ans, coupé du monde. Vous êtes des monstres, toi te ton peuple, vous méritez l'enfer. Toi tout particulièrement. Je te faisais confiance, tu étais mon ami, mon confident, le lien entre ici et dehors, celui que j'aimais, maintenant tu n'es plus rien. Fiche le camp, je ne veux plus jamais te voir, tu m'entends, sors de ma vie. Hurle Bill.
Ange pose ses mains sur mes épaules et me force à descendre du lit. Mes larmes me brûlent. Je regarde Bill, son visage est rouge de haine, des larmes coulent de ses yeux qui sont noirs de colères.
Ange me fait sortir de la Chambre, je me laisse faire, impuissant face à la situation. Ses mots m'ont achevés, il ne veut plus de moi. Il a dit qu'il m'aimait mais tout était au passé. Tout est fini, je l'ai perdu.
Je sens les bras de maman m'entourer, je ne réagis pas, j'ai chaud, j'ai froid, je ne sais plus où j'en suis. Je m'évanouis.
Je hais le Sultan et tous les adultes. Jamais, jamais, je ne leurs pardonneraient ce qu'ils nous font subir.
Un jour, je me vengerais.
Pardon Bill, pardon de ne pas t'avoir protégé.
Même si tu me hais à présent, moi, je ne pourrais jamais cesser de t'aimer.
Je t'aime mon petit prince.


[Ellipse de 6 ans]


Que c'est il passé durant ces 6 années ?

Après que je me sois évanouis, j'ai eu de la fièvre et j'ai du garder le lit pendant 3 jours.
Ensuite je suis retourné voir Bill, mais il ne voulait toujours plus de moi. Il me hurlait dessus et me jetait des objets pour que je parte.
Ange et Norah avaient le même traitement que moi.
Le Sultan a rendu visite a Bill durant deux semaines puis, il est parti en campagne pendant trois mois.
Durant ces trois mois, Bill ne mangeait plus et a même fait des tentatives de suicides, mais ça le Sultan l'ignore, personne ne lui a rien dit.

Ange et Norah étaient désespérés de voir Bill se refermait encore plus sur lui-même, il ne parlait plus.
La complainte et les pleurs reprirent la nuit.
En les entendant, j'avais mal. Dés que je jouais du luth, pour l'accompagner comme avant, Bill se taisait.
Je ne mangeais pratiquement plus, maman s'inquiétait pour ma santé. Moi, je m'inquiétais pour Bill.
Deux semaines avant le retour du Sultan, un changement que personne ne s'explique, s'est produit chez Bill. Il a recommencé à manger et à s'occuper de lui, il a même donné des croquis pour des vêtements et des bijoux à Ange, il faisait les retouches lui-même.
Quand le Sultan est revenu, il est allé voir Bill. En ressortant de la chambre des plaisirs, il avait un immense sourire.
J'avais envie de vomir de le voir ainsi. C'est pour cela que je suis allé voir Assa et lui ai demandé, si il pouvait me prendre à son service. Il ne m'a pas demandé pourquoi, car il savait, ce je ressentais. Il vit la même chose avec Ange mais contrairement à moi, Ange l'aime.
La nuit de mon départ, Bill chantait dans le jardin de la Chambre. J'ai pris mon luth et j'ai commencé à jouer sans grand espoir, mais à mon étonnement, Bill ne s'arrêta pas de chanter. J'avais les larmes aux yeux et je souriais. La chanson pris fin. Bill ne pleura pas.
Cette nuit, je suis resté à contempler les étoiles comme je le faisais avec Bill, quand j'étais autorisé à rester dormir avec lui.
Je quittais le harem pour ne plus y revenir, sans un regard en arrière, le c½ur brisé.

A 16 ans, je faisais parti de la cavalerie. Malgré mon jeune âge, j'ai su faire mes preuves.
Sur les champs de bataille, j'y mettais toute ma rage ce qui m'a valu d'être le second d'Assa.
Je suis le plus jeune, mais pas le plus timide. J'aime l'action et me jette au coeur de la bataille, c'est une façon d'extérioriser ma colère.
Je corresponds avec Ange et maman.
Ange m'informe sur la vie de Bill. Maintenant, il peut sortir de la Chambre, il chante devant un public.
Norah au luth, Ange a la danse et Bill au chant.
Le Sultan reçoit beaucoup de compliments pour son trio, qui est trés demandé et très envié.
Une fois, en allant rendre visite a maman dans les jardins, j'ai aperçu Bill, il ne m'a pas vu. Il est encore plus beau. Il a grandi, ses cheveux aussi et son style s'est affirmé.
Mon amour pour lui ne s'est jamais éteint, mais Bill appartient au Palais...
Moi a l'armée.
Bill et moi avons 18 ans



Je suis toujours dans la cavalerie, mais maintenant, je suis à la tête d'un petit peloton de cinq hommes, qui sont mes amis. Nous sommes en charge des repérages. On nous appelle « Les têtes brûlées ».

Aujourd'hui nous sommes dans une ville que nous avons colonisée et le Sultan attend une caravane.
Mes amis et moi sommes en charge d'aller à sa rencontre. Je n'avais pas envie mais Assa a tellement insisté que j'ai cédé et donc nous voilà à cheval pour aller à la rencontre de la caravane.

-Rappelle moi, pourquoi on est là, Tom ? Questionne Sima.
-Assa me l'a demandé. Je soupire.
- Et vu que môsieur ne peut rien refuser à Assa, nous voilà ici à faire l'escorte aux grands pompes du Palais. Dis Georg.
-C'est ça tu as tout compris Georg. Je souris.
Georg est mon meilleur ami, je lui raconte tout. Il connaît mon passé et mon amour pour Bill. J'ai une confiance absolue en lui.
-Dire que l'on pourrait être entrain de s'amuser entouré de femmes, mais non ! Nous sommes là a crever de chaud au soleil. Soupire Georg. Tous rient, moi aussi.
- C'est le matin, il ne fait pas si chaud et puis on n'en a pas pour longtemps. Après on fera la fête. Tenez la voilà. Dis je en pointant du doigt la caravane qui ses dessine au loin.
Nous galopons et nous arrêtons à sa hauteur. La caravane s'arrête et je salue le chef de l'escorte.
-Tom ?!
Je me retourne et vois...
-Ange ?! Il est sur un dromadaire.
Je m'approche et lui demande :
-Que fais tu ici ?
-Le Sultan m'a demandé de venir pour célébrer sa victoire
. Répond Ange.
-Ah, d'accord et je comprends mieux pourquoi Assa a tant insisté, pour que je fasse l'escorte. Dis je en lui faisant un clin d'½il.
-Oh Tomi !... Oh, Pardon je ne devrais pas t'appeler comme cela.
-Non, c'est bon tu as ma permissi
on.
-C'est très gentil de ta part Tomi. Dis Ange en souriant.
-Bonjour Tom.

Je me retourne et vois un homme habillé de vêtements amples et noirs. Il est sur un superbe étalon noir. Un foulard entoure sa tête et son visage, seul ses yeux cerclés de noir sont visibles. Ces yeux et cette voix, je les reconnaîtrais entre des millions.
-Bill... Je dis en un souffle audible que de moi.
Je le regarde. Je comprends pourquoi les hommes de son clan se maquillent les yeux de noirs, si on ne voit que ça, le regard est dur et impressionne. Pour Bill, son regard est énigmatique, envoûtant.
-C'est bon on peut repartir ? Crie Georg.
Je sors de ma contemplation et de mes pensées.
-On y va. Je cris en levant le bras gauche.
La caravane repart et Ange nous dépasse.

Bill tire sur ses rênes pour me contourner. Je ne savais pas qu'il montait à cheval ? Ca lui va bien. Il a de l'allure.
-Tu viens ? Dis Bill en passant à côté de moi.
Il m'a parlé. Mon c½ur bat trop vite. J'inspire et expire un grand coup. Je reprends mes esprits et guide mon cheval pour suivre la caravane.
Bill et moi sommes en arrière. Je suis derrière lui, je ne sais pas si il veut de moi à ses côtés. Bill tire sur ses rênes pour faire ralentir son cheval et se cale à l'allure du mien.
Un silence s'installe, mais ce n'est pas un silence gênant, juste apaisant.
Nous sommes côtes a côte, à cheval. Si il savait, comme j'ai rêvé d'un moment comme cela, juste lui et moi.
La ville se dessine bien trop vite devant nous.
Je soupire pour moi-même.
Mon rêve va se terminer.
 
Nous entrons dans la ville et arrivons devant le palais.
Bill et ange descendent de leurs montures.
Bill me met ses rênes entre les mains et dit sans me regarder :
-Je viendrais le voir ce soir.
Je ne réponds pas et le regarde monter les marches. Le vent fait coller ses vêtements à son corps et je peux apercevoir ses courbes au combien désirables. Il retire son foulard et ses cheveux noirs volent doucement au gré du vent. Il est magnifique.
Georg me tape dans le dos.
-Alors c'est lui.
-Oui, c'est Bill...
Je dis avec un sourire niais.
-Tom ouh ouh, y a quelqu'un ?
-Hm... Oui.
-Ouf, j'ai cru t'avoir perdu.
-T'es bête.
-En tout cas t'as bon goût, il est pas mal.
-Pas touche.
-Houla, t'inquiète, je préfère les femmes.
Dis Georg en me faisant un clin d'½il. Je souris. C'est vraiment un bon ami.
-Pourquoi tu as les rênes de son cheval ? Je regarde les rênes et dis :
-Euh... Je sais pas.
-Tom... Tom...
Soupire Georg. Je rougis. Bon, comme j'ai entendu ce qu'il t'a dit et que je suis généreux, je vais t'en faire part. Il t'a dit qu'il viendrait voir son cheval ce soir.
-C'est vrai !
Je m'exclame.
-Tom... Tu me désepéres. Fais Georg en se massant les tempes.
-Mais tu m'aimes bien comme ça. Je dis en souriant
-Oui c'est vrai, mais c'est lourd des fois. Ris Georg. Allez bourreau des coeurs, on y va.
-D'accord.

Et nous partîmes en direction des écuries.



 

LCDP--> Retrouvailles 07/07/2008

 
 
 
 
 
 
 
 
Le soleil va se coucher, le ciel est zébré d'orange et de rouge. C'est splendide.
Des petites fêtes s'animent un peu partout. Tous fêtent la victoire à sa façon.
Cet après midi, nous avons eu un entraînement qui a duré plus longtemps que prévu. Je suis sale et je ne sens pas très bon.

Depuis ce matin, je me pose de multiples questions et aucunes ne trouvent sa réponse. Pourquoi Bill m'a parlé ? Pourquoi il vient ce soir ? Qu'attend t il de moi ? Pourquoi... Pourquoi... ? Je me fais des scénarios plus débiles les uns que les autres.
Arrêtes de rêver Tom, ramène Macky aux écuries et ensuite le bain. J'ai appelé mon cheval Macky, car Bill m'a dit que son grand père l'appelé ainsi et comme je ne pouvais pas l'appeler Bill, je l'ai baptisé Macky.
Il est doux, puissant, rapide. Je n'ai pas besoin de rênes, il répond à ma voix, il me connaît ; C'est mon deuxième meilleur ami.

J'arrive aux écuries et entends une voix chanter une douce mélodie. Je reconnaîtrais cette voix parmi des milliers, c'est Bill. Mon cheval hennit et la voix se tait.
Les écuries sont sombres. Une lampe a huile éclaire la partie où se trouve le cheval de Bill. J'entends le bruit des pas sur la paille.
-Bonsoir.
-...
Je vois Bill s'approcher de moi. Seul le bas de son corps est éclairé. Plus il avance et plus la lumière monte.
Je le découvre enfin. Il porte un pantalon noir serré, des bottes noires, une chemise blanche qui moule parfaitement son torse. Ses cheveux noirs sont lissés et ses yeux sont dessinés de noirs. Il est magnifique et avec juste la lumière de la lampe, ça le rend si envoûtant que j'en rougis. Jamais je n'ai vu si belle personne et moi qui suis si sale et puant.
Il s'approche de moi tel un félin.
-Tu ne dis rien ?
-Euh je... Je...
-C'est moi qui te fais cet effet?
Souris Bill, tout en continuant à s'approcher de moi.
-Euh...
-C'est tout ce que tu sais dire ?
-Euh... Non, mais... Mais...
Bill est juste devant moi.
Je recule d'un bon pas.
-Je te fais peur ?
-C'est pas ça mais... Mais je suis sale et je ne sens pas très bon. Je ne veux pas te salir.
Je rougis.
-C'est pas grave, c'est toi. Dis Bill en avançant vers moi. Je recule jusqu'à ce que mon dos rencontre une poutre. Je suis coincé et Bill se rapproche de moi.
-Est-ce que tu m'aimes encore ?
-Quoi ?!
-M'aimes tu ?
Réitère Bill.
-Pourquoi tu me demandes ça ?
-S-il te plaît Tom, réponds moi.
-Euh... O... Oui.
Dis je faiblement.
-Tu me désires moi ou mon corps ?
-Non !
Dis je en relevant vivement la tête.
-Non quoi ?
-Bill...
je soupire. Qu'est ce que tu attends de moi ? Pourquoi es tu là ? Qu'est ce que tu veux ?
-Pourquoi tu m'as abandonné ?
-Je ne t'ai pas abandonné, c'est toi qui ne voulais plus de moi.
-C'est toi qui m'a trahit.
-Je suis désolé ce n'était pas voulu.
-Je sais. Mais tu n'as pas vécu ce que j'ai vécu. Tom, je n'avais que 12 ans et je ne conaisais rien au sexe et ma découverte fut brutale.
-Je sais et toutes les excuses ne seront pas assez fortes pour te dire a quel point, je m'en veux de ne pas t'avoir protégé.
-Protégé ? Tom... on avait que 12 ans, que pouvais tu faire ?
-Je ne sais pas. Je voulais être le premier, te le faire découvrir autrement... par amour.
-Tom...
Dis Bill en baissant la tête.
-Bill, je suis désolé.
-Est-ce que tu veux me faire plaisir ?
-Euh oui...
-Fais moi l'amour.
-Quoi ! Je m'exclame.
-Fais moi oublier ses mains sur mon corps, ses lèvres... Fais moi oublier qu'a chaque fois qu'il me touche, ce n'est que brûlure et douleur. Fais moi oublier que je suis mort de l'intérieur depuis qu'il m'a volé mon innocence à 12 ans. Fais moi découvrir l'amour. Dis Bill en relevant la tête. Je peux voir deux traînées noires sur ses joues. Il pleure.
-Petit prince, S'il te plaît ne pleure pas.
-Qu'est ce que je peux faire d'autre ? Tu n'es plus là, je suis seul. Je ne vis pas je survis. On m'a tout pris. Je ne connais pas l'amour. Je t'en supplie, fais moi découvrir se que signifie le verbe aimer.





Tout en parlant, Bill retire ses bottes et déboutonne sa chemise qui glisse le long de ses bras fins, pour tomber à terre. Il déboucle sa ceinture et dénoue le lacet de son pantalon qui glisse sur ses jambes imberbes. Je découvre un tatouage sur son aine en forme d'étoile. Sa peau est blanche comme la neige et brille à la lueur de la lampe. Il est nu devant moi. Il est si beau que j'en rougis. (NDLA : A cette époque les chaussettes et les caleçons n'existaient pas ^^)
 

-Bill... C'est vraiment ce que tu veux ?
_Oui. Je veux que tu me fasses oublier, l'espace d'un moment, mes maux et blessures. Pitié Tom, aime moi.
Me supplie Bill.

Je ne réponds pas et m'approche de lui. Je caresse sa joue. Il ferme les yeux et appuie sa joue contre ma paume pour approfondir ce contact. Je prends son visage en coupe et essuie de mes pouces ses larmes.
Je ne sais pas ce que je fais. Je veux juste qu'il se sente bien. Mon c½ur bat à une vitesse folle. Il me demande de lui faire l'amour, mais je ne sais pas. Oui, c'est vrai que j'ai déjà couché mais par besoin et non par amour. Bill est le seul que j'aime. J'espérais toujours que ce moment allé arriver et maintenant que ça y est, j'ai peur. Et si je lui faisais mal. Et si ça ne lui plaisait pas. Et si je m'y prenais mal...
-Tom, n'aie pas peur.
-Désolé. Mais... et si je te décevais ?
Dis je en baisant la tête.

-Tu ne peux pas me décevoir, si c'est par amour. Réponds Bill en redressant ma tête de son index.
 

Je souris face à ses paroles. Il a raison, je l'aime, il m'aime, alors il ne faut pas s'inquiéter. Si c'est par amour, ça ne peut être que bien.
Je passe mes bras autour de sa taille, pour rapprocher nos corps. J'effleure ses lèvres et les colles en un baiser timide. Je bouge ma tête et humidifie sa lèvre inférieure. A ce contact Bill entrouvre ses lèvres et j'y glisse ma langue. Débute alors un baiser passionné. Son piercing me procure d'agréable sensation. C'est exquis.
Bill passe ses mains sous ma tunique pour l'enlever par la tête. Je retire mes bottes à l'aide de mes pieds. Bill caresse mon ventre qui se contracte à son toucher. Ses doigts s'enroulent autour d'un des cordons de mon pantalon, puis il tire dessus, ce qui dénoue le n½ud et fais tomber mon pantalon a mes chevilles que j'envoie ailleurs d'un coup de pied.
Je suis nu.
J'arrête notre baiser et colle nos fronts en resserrant son corps contre le mien.
-Si tu savais comme j'en ai rêvé de ce moment. Je dis d'une voix rauque
-Moi aussi Tom... Moi aussi. Dis Bill en venant mordiller ma lèvre inférieure.
Nous nous embrassons. Je fais reculer Bill dans un box où il n'y a pas de cheval et l'allonge sur la paille.
Doucement, je fais s'entrechoquer nos sexes gonflés de désirs. Une de mes mains descends caresser son torse. Ma bouche dévie sur sa mâchoire, son cou, son buste que je couvre de baisers. Je mordille et suçotte ses tétons durcis par l'excitation.
-Mmh...Tom...
Je souris. Savoir qu'il prend du plaisir grâce à moi, me rend fier.
Je léche sa peau salée au goût de jasmin. J'aime son odeur et son goût. Arrivé à son aine, je redessine son tatouage à l'aide de ma langue. Je caresse l'intérieur de ses cuisses et frôle son sexe brûlant. Je donne de petits coups de langue sur son sexe dressé et le prend en main pour y administrer de doux va et viens. Je Léche son gland rougit et dépose de petit bisous. Bill gémit et se tortille. Je léche de toute sa longueur son sexe et englobe son gland dans ma bouche autour duquel je tourne autour avec ma langue. Bill gémit de plus en plus fort et donne des coups de bassin.
-Tom... Han... S'il te...
Je ne le laisse pas finir sa phrase et prends en entier son sexe en bouche. Je monte et descends, aidé de ma main, en raclant de temps en temps, avec mes dents, son sexe. Je suce et aspire sa peau fine. Ses mains se perdent dans mes cheveux.
-Tom... S'il te... Hum... plait...
Je stoppe tous me mouvements et remonte embrasser ses lèvres rougies.
-Qu'est ce qu'il y a ? Je demande en donnant de petit coup de bassin.
-Je vais... venir si... Hum... Si tu continues... Han... Viens en moi...
Je souris et descend ma main mais Bill la retient.
-Non.
-Mais...
-Tom, Je te veux... toi.

Je remonte ma main et me place entre ses cuisses, largement écartées. Mon sexe bute à son entrée. Je glisse en Bill doucement et m'arrête, pour lui laisser le temps de s'habituer à ma présence. Ses jambes se nouent autour de mes reins et il donne un coup de bassin, signalant que je peux commencer à venir en lui.
Bill est si chaud, si étroit que j'ai du mal à me contenir. Je suis appuyé sur mes avant bras et je le regarde. Quelques mèches sont collées sur son front en sueur. Ses yeux sont fermés et sa bouche est ouverte, laissant passer ses gémissements de plaisir que je lui procure. Je me mords la lèvre inférieure quand Bill crispe son anneau de chair autour de mon sexe. Il sourit et ouvre les yeux.
Nous faisons l'amour doucement en se regardant.

Son sexe frotte délicieusement entre nos deux corps.
Bill enfonce ses ongles dans mon dos et se déverse entre nous dans une moue absolument orgasmique. Cette vue fait que je déverse dans son corps tendu par son orgasme. Je plonge ma tête dans son cou pour cacher mes larmes de bonheur. Je suis si heureux.
- Bill, je n'ai rien d'autre à t'offrir outre mon corps et mon amour. Si cela te suffit, alors je suis à toi. Je dis à son oreille, essoufflé.
Bill resserre son étreinte et je sens mon épaule se mouiller.
-Merci Tom... Je t'aime.
Je me redresse et le regarde médusé, c'est la première fois qu'il me le dit.
-C'est... C'est... Petit prince je t'aime. Je dis en pleurant de bonheur.
Je l'embrasse passionnément et nos larmes se mélangent.
Cette nuit, nous avons fait l'amour encore et encore, jusqu'à ce que épuisés et fourbus, nous endormions heureux, entrelacés comme pour empêcher que l'un de nous puisse partir.
Le lendemain matin, au réveil, j'étais seul. Bill était parti sans rien me dire. Je me suis senti triste, mais en repensant à cette nuit, je souriais. Cette nuit fut inoubliable est restera a jamais gravée dans ma mémoire. J'aimerais tellement qu'il y en ait d'autres, mais cela dépend de Bill.

Toute la journée, j'ai eu un sourire niais accroché au visage et tous devinèrent que j'avais du passer une excellente nuit. Assa et Georg n'ont pas arrêtés de me charrier, jusqu'à ce que je confesse que Bill était l'heureux élu.

Ange vient ce soir, danser pour les soldats, ce n'est pas exceptionnel. Le Sultan aime remercier ses hommes qui lui ont permis t'acquérir sa victoire. Cela ravi le c½ur et le bas ventre des hommes qui vont ensuite se soulager avec de femmes ou de hommes.

-Tom !
-Bonsoir Ange. Comment vas-tu ?
-Très bien, merci. Mais je m'inquiète pour Freiheit.(c'est le nom du cheval de Bill) Bill m'a dit qu'il avait mal a l'un de ses sabots.
-Ah bon. Je n'ai pas trouvé qu'il aille mal et...
-Ce serait bien que tu ailles le voir.
Dis Ange avec un clin d'½il.

Je fronce les sourcils, je ne comprends pas, ce n'est pas a moi de m'occuper de chevaux. Je regarde Assa qui soupire et me pousse pour que j'aille aux écuries.
-Va voir le cheval. Dis Assa en souriant.
Je ne comprends pas et me dirige vers les écuries. Ils sont bizarres c'est deux là.
Arrivé aux écuries, j'entends une voix chanter gaiement. Je me stoppe et vois...
-Bill ! Je m'exclame.
Bill s'arrête de chanter et se tourne vers moi en souriant.
-Que fais tu ici ? Je demande incrédule.
-A ton avis ? Bill se jette dans mes bras et m'embrasse fougueusement. Je réponds à son baiser et très vite nous sommes nus, pour assouvir le désir brûlant de nos deux corps assoiffés. Tandis que dehors, la musique qui accompagne la danse d'Ange, couvre nos cris et rythme nos ébats amoureux.


Pendant trois mois, Bill et moi nous nous sommes aimés régulièrement. Nous correspondions aussi ensemble, jusqu'à ce que...
Une nuit, comme à l'habitude, après avoir reçu confirmation que Bill allait venir dans ma chambre et après nos ébats amoureux, la garde royale accompagnée du Sultan débarquèrent dans ma chambre. Nous étions nus, au lit surpris en faute.
La colère se lisait sur le visage du Sultan.
Cette nuit, des cris fusèrent. Les soldats sortirent de leurs baraquements pour voir la trahison faites au Sultan.
Bill pleurait et demandait la clémence pour moi et moi, je demandais la clémence pour Bill au Sultan.
Mais rien n'y fut. Nous avons été conduit aux cachots.
De ma cellule j'entendais Bill pleurer dans la cellule d'à côté, cela me fendait le c½ur, je ne pouvais rien faire pour le consoler. Nous étions si proche et en même temps si loin.
Le Sultan décréta qu'au matin de la lune ronde, nous aurions la tête tranchée...

[Fin du flash back]




La lune est ronde, les étoiles brillent en cette nuit calme et reposante de la chaleur étouffante de la journée.
C'est une nuit comme beaucoup d'autres, sauf pour deux personnes.
Deux âmes liées...
Deux âmes en pleurs...
Dans l'obscurité, résonne une voix chantant une complainte.
Ce n'est pas la première fois que l'on entend cette complainte, dans une langue étrangère, mais cette nuit est particulière pour ces deux âmes...



[Pov Tom]

Je ne regrette rien.
Comment peut-on regretter d'aimer?
Chante... Chante pour moi, pour toi, pour nous...
Mais ça ne sert a rien, le jour se lèvera comme même...
Nos destins sont scellés petit prince.
Demain tout sera fini, mais sache que depuis la première fois où je t'ai vu, la lune m'en ai témoin, je t'ai aimé et même dans la mort, je continuerais à t'aimer...

 

Des cris tranchants la nuit calme me réveille. Une odeur de brûlé m'arrive au nez.
J'entends le cliquetis de la serrure de ma cellule.
Je n'ai pas le temps de me poser des questions et de réaliser ce qui se passe, que Georg me tire hors de ma cellule. Nous traversons les couloirs de la prison en courant.
A la sortie, je vois Ange qui nous attend avec mon cheval.
-Et Bill. Je demande inquiet en montant sur le cheval.
-Ne t'inquiète pas, on s'en est déjà occupé. Va t-en loin et ne reviens jamais. Dis Ange les larmes aux yeux.
-Ange... Merci. Je dis la gorge serrée.
-Va t-en vite et ne te retourne pas. Fait Georg.
-Georg... Merci.
-Allez va t-en.
Dis Georg en donnant une claque sur la croupe de mon cheval, qui part au galop.
Mes larmes coulent et s'envolent aussi vite que galope mon cheval.
Je passe prés des écuries qui sont en feu. Tous sont affolés et essaient d'éteindre le feu. Je ne sais pas si c'est un accident providentiel, qui nous sauve Bill et moi où alors criminel pour nous permettre de notre évasion. Je ne le saurais peut être jamais, mais pour l'instant tout ce qui compte c'est de sortir de la cité et d'aller aussi loin que possible, avant le lever du jour.

LCDP--> Fin... 20/07/2008


 
 
 
 
 
Cela fait six jours que j'ai quitté la cité. J'erre dans les plaines. J'ai passé le désert et maintenant je suis prés des montagnes.
C'est un paysage de verdure et de neige. C'est la première fois que je vois de la neige et une nature aussi verdoyante. La neige me rappelle la peau blanche de Bill. Je ne l'ai pas croisé, depuis ma fuite, j'espère qu'il s'en est sorti.
Cela fait trois jours que je n'ai pas mangé. Mon cheval broute de l'herbe, il s'en sort mieux que moi. Je suis si fatigué, j'ai faim, j'ai froid. J'ai la tête qui tourne, j'ai mal partout. Je ne sais pas si je vais tenir encore longtemps.
Je fixe le décor, ma vue se brouille, mes muscles se relâchent et je tombe de cheval.
J'entends des chevaux hennir et des voix, mais je crois que j'hallucine. Il n'y a personne. Je ferme les yeux, je n'entends plus rien et sombre dans un trou noir.

J'ai bien chaud et je suis allongé. J'entends une voix chanter une douce mélodie. On dirait la voix de Bill.
Je bouge un peu et essaie d'ouvrir les yeux, mais par manque de force, les referme aussitôt, en geignant. Je suis las.
-Tom ! Tu es réveillé ?
-Je... je rêve.
J'arrive à dire.
-Quoi ? Non tu ne rêves pas. Réponds Bill en caressant ma joue.
-Où... Où suis je ?
-Sous ma tente, avec mon clan.
-D'accord.
Je dis en me rendormant, rassuré.
-Dors mon ange, je veille sur toi. Souris Bill en embrassant mon front et en serrant ma main. Je souris dans mon sommeil et sert aussi fort que je peux sa main.
 
Je me réveille doucement. J'ai l'impression d'avoir dormi une éternité. Je me sens bien, apaisé. Je sens un poids à mes côtés, je tourne la tête et souris en voyant la plus belle personne que je connaise, endormie. Je le touche pour être sur de ne pas halluciner, mais non, il est bien là, je ne rêve pas.
Je détaille l'endroit où je suis. C'est une hutte ronde. La charpente est en bois, recouverte de tissus tendus et de peaux de bêtes. Elle est petite mais chaleureuse. En son milieu crépite un feu dont la fumée sort par un trou fait dans le toit. Le sol est fait de tapis et des coffres font offices de mobilier. Le lit, où nous nous trouvons est moelleux, recouvert de peaux de bêtes, c'est doux et chaud. Je me sens si bien.
Je sens Bill bouger. Il ouvre les yeux et souris en me voyant.
-Bonjour petit prince.
-B'jour.
Dit Bill encore ensommeillé.
-Bien dormi.
-Oui très bien et toi ?
Dis Bill en se collant encore plus à moi et en enfouissant sa tête dans mon cou.
-Très bien. J'ai dormi combien de temps.
-Cinq jours.
-Tant que ça.
-Oui. J'ai veillé sur toi. Tu avais de la fièvre et tu délirais.
-J'espère ne pas avoir trop dit de bêtises.
-Tu m'appelais et disait que tu m'aimais. Est-ce des bêtises ?
Dis Bill en relevant sa tête sur sa main pour me regarder.
- Bill. La seule bêtise que j'aurais pu faire, c'est de ne pas t'avoir connu. Je dis en caressant la joue de Bill qui embrasse la paume de ma main.
-Tu n'as plus de fièvre. Dis Bill en passant sa main sur mon front. Qu'est ce que tu vas faire maintenant ? Demande Bill.
-Je ne sais pas. Je connais rien ici et en plus il fait froid ici. Je dis en m'enfonçant dans le lit tout en faisant la moue, ce qui fait rire Bill.
-C'est sur, le climat est différent. Tu regrettes ?
-Bill... J'ai dormi cinq jours, le paysage et les gens d'ici, je ne connais pas, alors comment je peux regretter ce que je ne connais pas. Je ne sais même pas où je suis.
-Tu es chez moi.
Dis Fièrement Bill.
-Chez toi ? Je demande surpris.
-Oui, ici se sont les terres du nord, celles de mon clan et mon père en est le chef. Tu te rends compte Tom, je suis enfin rentré chez moi. Dis Bill, les yeux pleins de petites étoiles. Je souris face à sa joie. Bill a retrouvé sa famille, son clan alors que moi j'ai tout perdu.
-Désolé. Je... Je sais que cette situation n'est pas facile pour toi, vu que tu as tout perdu. Dis Bill en baissant la tête.
Je relève sa tête à l'aide de mon index et dis :
-Bill. Je suis en vie et avec toi, je ne pouvais pas souhaiter mieux. Je dis sincèrement.
-Tom. Fais Bill attendri. Est-ce que tu veux rester avec moi ? Murmure Bill.
-Peut être. Je dis malicieusement.
Bill me regarde étonné avec des yeux ronds.
-Peut être ?
-Oui. Mais d'abord, j'aimerais que tu répondes à quelques questions.
-Hum. Vas y.
-Est-ce qu'il fait toujours aussi froid ?
-Oui et non. En été il fait chaud mais des fois il gèle.
Dis Bill amusé.
-Quoi ? Geler ? Mais...Mais, ça veut dire qu'il peut faire plus froid que maintenant ?
-Oui, mais avec de bons vêtements, tu n'as pas froid.
-Et la nuit, comment je fais pour bien dormir si il gèle ?
-Qui te dis que tu dormiras la nuit ? Et puis, je serais là pour te réchauffer.
Dis Bill avec un sourire pervers tout en dessinant des arabesques sur mon torse. Je rougis.
Je prends la main de Bill dans la mienne et demande :
-Est-ce que ton père et ton clan savent pour... pour nous ?
-Tom. Le clan est très libre niveau sexe, ça ne les dérange pas. Mon père est au courant pour nous, je lui ai dit et il veut faire ta connaissance. Pour ma mère, il faudra attendre d'être au village. Ici ce n'est qu'un campement provisoire. Tu verras tu vas les adorer et peut être qu'ils deviendront ta famille, enfin si tu le veux ?
Dit Bill timidement.
Je prends les mains de Bill et les serres en lui disant :
-Petit prince. Ce que tu aimes, j'aime.
Ce que tu détestes, je déteste.
Si nous sommes ensemble tout me va.
Je t'appartiens corps et âme. Reste à savoir, si toi tu veux de moi à tes côtés.
-Tom.
Bill se jette dans mes bras et me dis des « je t'aime », en embrassant mes yeux, mon front, mes joues, mon nez. Il s'arrête et me regarde intensément. J'approche mon visage et ferme les yeux. Je pose délicatement mes lèvres sur les siennes. Ce n'est qu'une simple pression, mais elle est gorgée d'Amour. Je rouvre les yeux et colle nos fronts en soupirant de bien être.

-Tu le veux ?
-Oui.
Répond Bill en rouvrant les yeux. Ca fait demande en mariage.
-Oui, c'est vrai.
On rigole.
-Et si je te présentais à tout le monde.
-Bonne idée.

Bill se détache de moi et se lève. Il fouille dans un coffre.
-Je vais te donner des vêtements chauds. Je me lève à mon tour mais retombe assis sur le lit à cause d'un vertige. Ma tête tourne.
-Tom, ça ne va pas ? Demande Bill inquiet.
-Si, si ça va. J'ai eu... Un vertige c'est tout. Je dis en souriant pour le rassurer.
-Je suis bête, tu n'as rien mangé depuis longtemps. Ne bouge pas je vais te chercher à manger. Je n'ai pas le temps de répondre que Bill s'habille en vitesse et sort de la hutte.
Je souris. J'ai une nouvelle vie, un nouveau clan, un nouveau pays et surtout Bill est avec moi, que demander de plus...


Cela fait un mois que je suis avec le clan de Bill.
J'ai rencontré son père, c'était l' Esclave qui m'intriguait, quand j'avais 8 ans. Il est très gentil et rit tout le temps. Il est très beau, il ressemble tellement à Bill. La beauté est de famille.
Sa mère est douce, gentille et très maternelle. Elle est belle et chante divinement bien, comme Bill. Bill est la fusion parfaite de son père et de sa mère.
Le clan m'a tout de suite accepté. Je me sens si bien avec eux. C'est ma seconde famille. Bill avait raison, tous savent que nous sommes ensemble et cela ne les dérange pas.
Ne plus se cacher, vivre notre amour au grand jour. Ne plus avoir peur que l'on nous sépare, où que l'on nous découvre. C'est apaisant...
Je revis... Je suis heureux.


Je suis sur une colline prés du village et je regarde la verdure s'étendre devant moi. Le soleil joue à cache cache avec les nuages. Il fait bon, le vent fouette agréablement mon visage.
Je pense à maman, Ange, Assa et Georg. J'espère qu'ils vont bien ? Que font ils ? Ce sont les seuls que je regrette de mon ancienne vie.
Je suis coupé dans mes réflexions par deux bras qui s'enroule autour de ma taille. Des lèvres se posent sur mon cou en un doux baiser. Je tourne la tête et souris à Bill. Il me sourit. J'embrasse ses lèvres et lie nos doigts. Son menton s'appuie sur mon épaule et je cale ma tête contre la sienne.
Nous retournons à notre contemplation... ensemble.
 
 
 

« Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction »
Antoine de Saint-Exuspéry

 
 

FIN 
 
 
 
 
 

Tendresse - Prologue 29/07/2008


Tendresse



Quand on prend un train c'est pour aller d'un point A à un point B et en général, on sait ce que l'on trouve a l'arrivée. Je dis en général, car certaines personnes ne savent pas ce qu'elles vont trouver au terminus du train.
Arrêtons nous sur un cas en particulier, celui d'un jeune homme, qui pour l'instant regarde le paysage défiler à grande vitesse.
Il s'appelle Tom Trümper et est âgé de 17 ans. Il est grand, svelte quoique on ait du mal à voir ses formes vu qu'il les cache sous un style rappeur US taille xxxl. Il est coiffé de dreadlocks blond foncées, entourées d'un bandeau et rehaussées d'une casquette.
Il a un visage fin, doux, ses yeux noisette sont durs mais reflètent aussi beaucoup de tristesse ainsi que de l'espoir. Il a un piercing à la lèvre inférieure et ses mains sont rugueuses du au fait qu'il joue de la guitare. C'est sa passion. Quand il en joue, il peut s'évader, rêver d'un ailleurs meilleur.

Mais pourquoi a t il tant besoin d'évasion ?
C'est simple, sa vie depuis ses 6 ans n'a pas été facile.
Il aimerait que ça change et c'est pour cela qu'il est dans ce train.
Il quitte tout ce qu'il a connu, sa »famille », ses « amis », sa ville, ses habitudes, ses repères... Il quitte tout et il ne sait pas ce qu'il va trouver au terminus du train.
Sa vie, ses souvenirs tiennent dans un sac à dos, une valise et une guitare, voici toute sa richesse...

Attardons nous quelque instant sur la vie d'une femme qui compte énormément pour Tom : sa mère.
Sa mère n'a jamais eu de chance dans sa vie.
Son père était un ivrogne, violent envers sa mère et elle. A 15 ans elle tomba amoureuse d'un jeune homme de 18 ans, qui était tout le contraire de son père. Il était le prince charmant sur son blanc destrier venant la sauver. Elle tomba enceinte et ils se marièrent. Sept mois plus tard Tom naissait.

La petite famille vivait heureuse dans une petite maison (la petite maison dans la prairie XD) achetée a crédit. Leur vie était idyllique, jusqu'à ce que... le père perde son travail.
Il n'en retrouva pas et se mit à boire, à dépenser l'argent qu'ils n'avaient plus.
Les dettes s'accumulaient. Son père se mit à frapper sa femme et quand il rentrait saoul, elle enfermait Tom dans un placard. Elle lui disait que c'était une cachette et l'avait aménagée avec des cousins, des peluches, des jouets, un oreiller et une couette moelleuse. Sa mère lui disait que c'était un jeu et Tom était content de jouer. Il ne comprenait pas que sa maman le protégeait de son père. Il n'avait que 5 ans.
Son père mourut poignardé, lors d'une bagarre dans un bar.

Par manque d'argent, la mère de Tom du vendre la maison, mais cela ne suffit pas a rembourser le crédit de celle-ci et éponger les dettes faites pas son mari.
Ils durent emménager dans un petit appartement d'un quartier populaire de Munich. C'était le seul endroit que leurs permettaient leur moyen.
La mère de Tom restait confiante et disait : « Demain ça ira mieux » et Tom se demandait quand demain arrivera ?
 

.................................................... 29/07/2008


 
 
 
 
 
 
 
 
Alcool, drogue, sexe sont les piliers de la cité où vit et a grandi Tom. Au milieu des tours de bétons insalubres où la loi du plus fort règne. Ce n'est pas une caricature, c'est juste la réalité.

Tom a 16 ans et son style se fond parfaitement dans sa banlieue. Mais quand il en sort, les gens pensent « racaille » en le voyant. Ils ne connaissent ni sa vie, ni ses sentiments, ni ses espoirs, ils ne savent rien et pourtant, ils se permettent de le juger. Ils ne voient que son apparence.

Tom traîne avec des mecs peu fréquentables, ce qui n'améliore pas son cas auprès des services sociaux.
Dans son dossier, il est écrit :
Enfant difficile, élevé par une mère célibataire, sans autorité paternel.
Enfant à problème, incontrôlable : cas irrécupérable.

Les services sociaux sont là pour aider, mais ils l'ont laissé tombé. Tom a demandé de l'aide, mais personne n'a répondu. Depuis il a laissé tombé et essaie tant bien que mal de survivre.

Dans la cité, il faut se faire respecter et par la force c'est mieux.
Ce n'est pas pour trouver des excuses à ses actes, c'est juste la réalité.

Pour la tendresse, tu repasseras...
Il n'y a que sa maman qui lui en donne, mais elle n'est pas souvent là.
Elle cumule les petits boulots, pour les faire survivre. Elle s'épuise au travail.
Pendant ce temps Tom deale, vole, vandalise et sèche l'école pour traîner avec sa bande.
Plus d'une fois sa mère est venue le chercher au commissariat. Tom n'osait la regarder de honte.
Elle le serrait dans ses bras si maigres en lui disant : « Demain ça ira mieux »
Maman pourquoi tu me mens ?
Demain n'ira jamais mieux.
Pardon de ne pas te croire. Je t'aime maman, mais c'est dur de te croire quand on vit ici.


Tom n'a ni frère, ni s½ur et encore moins d'amis. Il a sa bande, mais c'est juste des potes avec qui il traîne pour ne pas avoir d'ennui dans la cité.
Il aimerait tellement avoir quelqu'un à aimer, protéger pour ne plus se sentir si inutile. Il aimerait de l'amour, une oreille attentive, une épaule sur laquelle se reposer quand ça va mal et de la tendresse. Il en a marre de toute cette violence et de son quotidien. Juste un peu de tendresse...

Tom a un secret. Un secret qu'il ne dévoilera jamais. Il préfère jouer la comédie, étouffer derrière un masque.
Tom est homosexuel. Seul sa mère le sait. Il ne le dira jamais car une fois il a assisté au tabassage d'un homosexuel et cette nuit, il pleura dans les bras de sa mère. D'habitude, il ne craquait jamais devant elle, car il voulait être fort mais là, la pression était telle qu'il se laissa aller. Depuis cet épisode, Tom a peur que l'on découvre sa préférence et donc il baise des poufs. Il a même une régulière, il ne l'aime pas mais c'est une bonne couverture devant les autres.
Même si Tom est craint et respecté, sa bande n'hésitera pas à le tabasser. Si ils savaient, il devra subir les insultes, les humiliations et baisser la tête, il n'aurait plus jamais la paix, car dans la cité, l'insulte suprême c'est : « Sale PD ».

Voilà comment Tom vit. Il ment, joue la comédie, souffre, survit, étouffe.
Il a du mal à sentir son c½ur battre et pourtant...

L'année de ses 16 ans, la mère de Tom trouva pour les mois de juillet août, un travail dans un club de vacance pour famille aisée, en Espagne. Elle sera animatrice pour les enfants.
Elle aurait aimé avoir plusieurs enfants, mais n'a eu que Tom.

Le directeur du club a accepté que Tom vienne avec sa mère. Bien sûr sa place sera retirée de la paie de sa mère, mais ce n'était pas grave. Ils partaient tout les deux au soleil, loin de l'Allemagne, de la cité, du quotidien.
C'était leur première vacance depuis onze ans.